‹ Traité des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 121 sur 181 · IU · texte numérisé non relu

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«. Substitution du mètre au pied; numérotage des verres de lunettes selon leur forer réfriwjente, et non selon leur distance focale; c, choix d'une unité assez faible pour que les numéros des lunettes, généralement en usage, soient des nombres entiers et

CHOIX D'UNE UNITÉ DIOPTRIQUE. Ui

non des fractions; d, intervalles équidistants, autant que possible, entre les différents numéros.

L'unité adoptée pour le nouveau système, le numéro 1 de la nouvelle série des verres de lunettes, est une lentille de 1 mètre de distance focale (l).On l'appelle Dioptrie (D.) (2). Sa force ré-

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fringente est donc représentée par la fraction

On désigne par le numéro 2 la lentille qui a deux unités de force réfringente (dioptries), 2 D. par le numéro 3, celle qui en a trois, 3 D. par le numéro 4, celle qui en a quatre, et qui par conséquent est quatre fois plus forte que le numéro 1.

En suivant ainsi simplement les nombres cardinaux, on obtient une série de lentilles ayant entre elles le même intervalle, une dioptrie.

On a cependant trouvé que, dans la pratique, on avait besoin de lentilles plus faibles que celle de 1 mètre de distance focale. Pour cette raison, on a admis des fractions de dioptrie, savoir : des lentilles de trois quarts de dioptrie (0,75), d'une demi-dioptrie (0,5), d'un quart de dioptrie (0,25).

On a également intercalé des quarts de dioptrie entre les numéros faibles de la série jusqu'au numéro 2,5 et des demi-dioptries du numéro 2,5 jusqu'au numéro 6.

Dans les numéros élevés de la série, par contre, l'intervalle d'une dioptrie a paru trop petit, une légère variation de la distance entre les lentilles et l'œil produisant déjà un effet, plus fort qu'une dioptrie. Aussi a-t-on supprimé le numéro 19. De cette façon, l'on a arrêté la série représentée par la colonne 2 du tableau (voir p. 385).

L'intervalle qui sépare les numéros de la série, comme on le voit, est une dioptrie, ou la moitié ou le quart de l'unité, c'est-àdire d'une dioptrie; dans tous les cas, on peut apprécier l'intervalle directement par une simple soustraction de deux nombres. De cette façon, on sait immédiatement de combien un verre est plus fort ou plus faible qu'un autre, de combien une amétropie ou une presbyopie a augmenté ou diminué.

(1) Proposition de Nayel et Monoyer.

(2) Monoyer.

.184 S Y S T B M E MÊTItiyUK KN 0 1' 11 T 11 A L.M 0 1.0 Cl E.

DÈTF.Ii.MINATION DE I.A DISTANCE FOCALE DANS LE NOUVEAU SYSTÈME.

Le numéro de la lentille, il est vrai, ne donne plus maintenant directement la dislance focale^ mais celle-ci est très facile a trouver, quand on se rappelle que la distance focale eut l'int erne de la force réfringente. Nous avons, par exemple, une lentille d'une

4 \m 100*' force de t D. ou -j^-', sa distance focale est = — — ou

= 0m,25; G D. correspondent à — r-^ = 0m, 10 de distance focale.

On arrive avec la môme facilite à déterminer le numéro de la lentille, c'est-à-dire le nombre de dioptries correspondant à une dislance focale donnée. Puisque ce nombre est l'inverse de la longueur focale, on le trouve également à l'aide d'une fraction dont le numérateur est 1™ ou 0m,100 et le dénominateur la distance focale.

On demande, par exemple, le nombre des dioptries (d) correspondant à une longueur focale de 0m, 4-0 nous mettons:

Pour exprimer en formules générales ce que nous venons de dire, nous appellerons d le nombre de dioptries, Fia longueur focale.

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