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PASSAGE DE L'ANCIEN SYSTÈME AU NOUVEAU

Pour passer de l'ancien système au nouveau, on n'a qu'à se rappeler que 1 m = 37 pouces = 37"; la dioptrie 1 D. correspond donc à une lentille de 37" de distance focale.

Une dioptrie, 1 D. ^ou — \ du nouveau système est donc — iyf- = n» 37 de l'ancien système.

SYSTÈME MÉTIS 10.UE EN 0 1> Il T II A L M 0 L 0 G 1 385

2 D. = -^y- = n° 18,5 de l'ancien système.

3D.= — = n°12 ld.

4D. = — = n° 9 ld.

et ainsi de suite.

Nous procédons d'une façon inverse pour trouver le nombre de dioptries correspondant à un numéro donné de l'ancien système c'est-à-dire qu'il faut diviser 37 par le numéro du verre.

Exemple : nous avons le numéro 17 de l'ancien système. Nous 1 . v' 1

disons : autant 17 contiendra de -5=-, autant l'ancien numéro 17

représentera de dioptries.

Or, diviser 17 par -— - revient, à diviser 37 par 17, ce qui donne

Pour exprimer, d'une manière générale, ce que nous venons de dire, nous appellerons a le numéro de l'ancien système (nombre de pouces), et d celui du nouveau (nombre de dioptries); nous obtiendrons ainsi les équations suivantes:

Nous donnons, dans le tableau ci-dessous, la comparaison des numéros nouveaux par dioptries aux anciens en pouces:

Dislance focale Verres nouveaux Verres anciens

en centimètres en dioptries métriques correspondant en pouces.

4 mètres 0,25 »

2 mètres 0,50 72

1 mètre 1,00 36

abadie. Mal. des yeux, 2" édit. il. —25

SYSTÈME METKIQUK EN 0 l' Il T II A I. M OLOC 1 E.

HUlance focale Vuitc» nouveaux Verre» ancien»

en centlmotre». en dioptries miSlri-|Uci. correspondant en pouces.

0,33,3 :t,on 12

0,20,6 8,60 ic

0,05,5 18,00 2 faible.

0,05 20,00 2 fort.

PHAKOMÈTRE DE SNELLEN.

En comparant la colonne des distances focales des lentilles métriques avec celle des lentilles de l'ancien système, on voit immédiatement qu'un très petit nombre seulement de ces distances, dans l'ancien système, coïncide avec celles du système métrique. Il en résulteque les fabriques de verres de lunettes doivent changer presque complètement les moules qui leur servent pour la fabrication des lentilles. Ce changement est envoie d'exécution.

Toutefois, il est important de pouvoir contrôler soi-même les lentilles fournies dans ce temps de transition. C'est à cela qu'est destiné un instrument très ingénieux dû au génie inventif de Snellen, d'Utrecbt.

L'instrument, que son inventeur a appelé phakomrtrc. repose sur ce fait que, lorsqu'un objet donné et l'image qu'en fournit une lentille convexe ont la même grandeur, l'objet et l'image se trourent à égale distance de cette lentille, et que, de plus, celte distance est le double de la distance focale de celle-ci (voir fig. 48).

L'objet (points éclairés) et le verre dépoli sur lequel se forme l'image, se meuvent d'une façon égale en sens contraire, à l'aide de deux ressorts au bout desquels ils sont fixés.

Le verre dépoli se meut le long d'une échelle sur laquelle sont

OI'HTH ALMOMÈTRE I) U, JAVAL ET SCHIOTZ.

marqués les nombres de dioptries correspondant à chaque distance.

L'instrument permet la détermination avec une exactitude de de dioptrie.

L'image, ayant toujours la même grandeur que l'objet, est dessinée, une fois pour toutes, sur le verre dépoli. Quand l'image fournie par la lentille coïncide exactement avec l'image dessinée, l'indication de l'échelle nous donne le double de sa distance focale.

Pour la détermination des lentilles concaves, on se sert de lentilles convexes déterminées préalablement, et à l'aide desquelles on neutralise les premières; celles-ci ont alors la même force (en sens contraire) que les lentilles convexes neutralisantes (1).

OPHTH ALMOMÈTRE DE JAVAL ET SCHIOTZ.

Javal et Schiôtz ont inventé un ophthalmomètre qui permet de déterminer rapidement l'astigmatisme. Voici la description que donne Javal de cet instrument (2).

Principe de notre ophthalmomètre. — a) L'observateur place devant son œil un carré de carton blanc, de quelques centimètres de côté, percé au centre d'un petit trou muni d'une loupe. En s'approchant de l'oeil observé, il voit se peindre dans cet œil l'image du carton, réfléchie par la cornée, et cette image paraît d'autant plus petite que la cornée de l'œil observé est plus convexe. Cette expérience suffirait donc pour comparer la courbure de la cornée des différents yeux observés, si la mémoire permettait de comparer les dimensions des images fournies par chacun d'eux.

b) Supposons maintenant que l'œil observé soit astigmate, le méridien de moindre courbure (ou, en d'autres termes, de plus grand rayon de courbure) étant horizontal, il est clair qu'au lieu d'être carrée, l'image affectera la forme d'un rectangle horizontal, d'autant plus allongé que l'astigmatisme sera plus fort; la mesure de l'astigmatisme cornéen pourra se déduire du rapport entre la longueur des deux côtés, vertical et horizontal, du rectangle.

c) Supposons enfin que les méridiens de courbure maxima et minima, de l'œil observé, ne concordent pas avec la verticale et

(1) L'instrument se trouve à ULrecht, chez M. Kajcmiar.

(2) Annales d'oculislique, juillet-août 1881.

388 SYSTKMK MÉTRIQUE KN 0 l' Il T II A L M 0 LoG I E.

l'horizontale, noire ciné, donl les côlés sont verticaux et horizontaux, se peindra suivant une espèce de parallélogramme à côtés courbes. Pour que son image redevienne rectangulaire, il faudra le faire tourner dans son plan, jusqu'à ce que ses côtés soient parallèles aux plans des méridiens de courbure maxima et minimal Cette dernière expérience est d'une importance tout à fuit cajiitale.

Pour pouvoir éclairer convenablement notre carré de carton,

Kif. 7'J.

et pour que les mesures ne soient pas faussées par les mouvements de l'observé et de l'observateur, ou par les moindres défauts d'exécution du carré de carton, nous avons dû l'éloigner considérablement de l'œil observé, et nous avons choisi une distance de 0m,35. 11 faut alors un carré de très grande dimension pour que son image occupe une notable partie de la surface de la pupille; de plus, il faut employer une lunette, non pas pour avoir un grossissement, mais pour transporter l'image derrière le carton en un endroit où il est facile de l'observer au moyen d'un oculaire. Un prisme bi-réfringcnl, associé à l'objectif, dédouble l'image

0 1> Il T II A LM 0 M ËT H E DE JAVA L ET SCHIOTZ. 389

réelle et renversée qu'on observe au foyer de l'oculaire. Ce dédoublement étant constant, il arrive qu'au premier abord on voit deux carrés qui ne se touchent pas; pour que le contact se produise à volonté, il faut prendre pour objet un carré dont on puisse faire varier la dimension. Comme les bords du carré servent seuls, il suffit d'employer deux bandes de papier blanc pouvant s'approcher ou s'éloigner à volonté; la mesure de l'écartement qu'il faut donner à ces mires, pour obtenir le contact, permet d'obtenir la courbure de la cornée.

Tout ce qui précède deviendra plus clair, quand nous aurons décrit successivement la lunette, l'objet et l'appui-lête.

Description et emploi de V instrument. — La limette contient, entre ses deux objectifs, un prisme bi-réfringent de Wollaston; elle peut tourner autour de son axe, et un cadran divisé, situé près de l'oculaire, dans un plan perpendiculaire à l'axe, permet de lire le degré de cette rotation. Les objectifs ont chacun une distance focale de 0m,27; au foyer postérieur du second objectif, est tendu un fil d'araignée pour lequel chacun doit commencer par effectuer la mise au point par l'oculaire. La mise au point pour l'œil observé se fait ensuite en déplaçant en totalité la lunette avec son pied, ce qui est facile, grâce à la rainure, dans laquelle glisse le pied postérieur de la lunette. Quand on a ainsi mis au point, il se forme au foyer de l'oculaire une image renversée de l'œil observé. Cette image n'étant ni agrandie, ni diminuée, on voit que notre instrument n'est, à proprement parler, ni une lunette ni un microscope. C'est le cas optique limite entre les deux.

Grâce à la brièveté du foyer antérieur de ce système optique, il devient impossible de rien observer nettement quand l'œil du sujet se déplace notablement en avant ou en arrière; on élimine donc ainsi une cause d'erreur très appréciable.

La force du prisme bi-réfringent est telle qu'il dédouble précisément de sa largeur un objet de trois millimètres situé à l'endroit où doit se placer l'œil du patient.

L'objet est plus difficile à bien concevoir.

Sous le tube de la lunette, et dans un plan qui est horizontal pour la position initiale de l'instrument, est fixé un arc de cercle de 0m,35 de rayon, dont le centre concorde à peu près avec l'image cornéenne. Sur cet arc peuvent se mouvoir deux curseurs qui portent chacun une bande blanche verticale : c'est la réalisation de l'expérience a) ci-dessus.

On conçoit qu'en lisant sur l'arc l'écartement qu'il faut donner

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