I.KNTII.I.K DE 6T0KES
Pour déterminer le degré de l'astigmatisme, Stokes a imaginé un petit instrument qui a reçu le nom de lentille de Stokes. Cet appareil se compose de deux lentilles cylindriques, l'une plan convexe de -+- 3,50 D. l'autre plan concave de — 3,50 D. Ces deux lentilles, adossées par leur face plane et fixées dans des montures circulaires, peuvent tourner l'une sur l'autre autour d'un axe commun. Sur l'un des cercles qui sert de monture est gravée une flèche qui sert d'indicateur, tandis que l'autre cercle porte des divisions en degrés, qui donnent la mesure de l'angle de rotation des cylindres l'un sur l'autre. Quand l'indicateur marque 0 degré ou 180 degrés, les axes des cylindres sont parallèles et leurs effets dioplriques s'annulent. Si, au contraire, l'indicateur correspond à 90 degrés ou 270 degrés, les axes des verres cylindriques sont perpendicuaires, et le système a alors un maximum d'action astigmatique ; dans l'un des méridiens l'astigmatisme produit est de + 3,50 D. dans l'autre — 3,50 D. et le degré d'astigmatisme totale est de 7 D. Une rotation de 0 à 90 degrés fait donc monter l'astigmatisme de 0 à 7 D. ; quant au degré d'astigmatisme correspondant aux positions intermédiaires, il est calculé à l'avance et marqué sur l'instrument.
On pourrait adapter les deux verres cylindriques à la monture imaginée par Crétès (fig. 03), pour mesurer l'insuffisance musculaire. Le mécanisme de l'instrument resterait le même et son maniement serait plus facile.