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MUSCLES DE L'ŒIL. ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE

le croyait autrefois, dans le plan vertical de l'œil ou méridien vertical. Le plan de traction passant par les sommets des courbes d'insertion de ces muscles, en haut et en bas, forme, avec l'axe anléro-postérieur de l'œil, un angle de 20 degrés, et comme il s'écarte en dedans du centre de l'œil, il coupe la surface sphérique de l'œil, suivant un arc de petit cercle, et non plus suivant un méridien. L'axe d'évolution, perpendiculaire à ce plan, forme, avec le diamètre horizontal, un angle de 20 degrés, et avec l'axe antéro-postérieur un angle de 70 degrés.

Le plan musculaire des droits supérieur et inférieur ne coïncidant pas avec un méridien de l'œil, il semble, au premier abord, que la contraction de ces muscles devrait imprimer au globe oculaire des mouvements de déplacement dans l'espace; pourtant il n'en est rien, et l'expérience démontre qu'elle ne détermine que des mouvememts de rotation.

Mais lorsque le droit supérieur se contracte, non seulement il élève le centre de la cornée en haut, mais il l'attire encore en dedans ; de plus, il agit sur l'extrémité supérieure du méridien vertical et par conséquent incline ce méridien en dedans.

Le droit inférieur abaisse le centre de la cornée et l'attire en dedans, mais il dévie l'extrémité inférieure du méridien vertical en dedans, et par conséquent incline ce méridien en dehors. Quand ces deux muscles se contractent ensemble, leurs tractions en haut et en bas se neutralisant, le centre de la cornée ne change pas de situation en hauteur, mais se déplace légèrement en dedans.

Les contractions des droits supérieur et inférieur produisent des effets différents, suivant la position occupée par le méridien vertical au moment où ces muscles entrent enjeu. Si, par exemple, l'œil est dirigé un peu en dehors, de telle sorte que leur plan de traction coïncide presque avec le méridien vertical, leur action se réduira à déplacer le centre de la cornée en haut ou en bas, et aura peu d'influence sur l'inclinaison du méridien vertical.

Si, au contraire, l'œil est déplacé en dedans, leurs insertions se trouvant alors très obliques par rapport au méridien vertical, ils auront surtout pour effet d'incliner ce méridien, et n'auront, au contraire, que peu d'action sur le déplacement de la cornée en haut ou en bas.

Le muscle grand oblique a son insertion fixe, de même que les quatre droits, sur le pourtour du trou optique; de là, il se dirige vers l'angle supéro-interne de l'œil, où il se réfléchit sur une petite poulie fibreuse, pour se diriger ensuite en arrière, en dehors et en bas et aller s'implanter sur le quart supéro-externe du globe

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oculaire. A» niveau do son insertion, son tendon a environ 0 millimètres de largeur; son extrémité interne est à 7 ou 8 millimètres du nerf optique, tandis que son extrémité externe en est à 13 ou 14 millimètres.

L'insertion fixe du petit oblique a lieu sur le bord orbitaire du maxillaire supérieur, un peu en debors du sac lacrymal. Étalé d'abord sur le plancher de l'orbite, ce muscle passe entre le droit inférieur et le globe oculaire, puis se recourbant en baut et en arrière il va s'insérer par un tendon de 9 à 10 millimétrés de largeur sur le quart supéro-interne de l'œil, l'extrémité postérieure de ce tendon est de -1 à 5 millimètres du nerf optique, tandis que l'extrémité antérieure en est éloignée de 11 millimètres.

Le plan de traction des muscles obliques ne coïncide pas, comme on l'a cru longtemps, avec le plan équatorial de l'œil; laissant le centre de l'œil en dedans, il coupe la spbère oculaire suivant un petit cercle. L'axe de rotation perpendiculaire à ce plan ne se confond donc pas avec l'axe optique, mais forme avec celui-ci un angle de 35 à 40 degrés ouvert en debors.

La situation particulière du plan des obliques fait que ces muscles ont des actions multiples. Le grand oblique abaisse le centre de la cornée, et le déplace légèrement en debors ; il est donc à la fois abaisseur et abducteur; de plus, il incline le méridien vertical en dedans. Le muscle petit oblique élève le centre de la cornée et le déplace en debors; il est donc élévateur et abducteur; de plus, il agit aussi sur le méridien vertical, dont il dévie l'extrémité inférieure en dedans et qu'il incline par conséquent en dehors. Quand ces deux muscles se contractent simultanément, leurs actions antagonistes sur le déplacement en hauteur de la cornée et sur l'inclinaison du méridien vertical s'annihilent, et ils entraînent simplement le centre de la cornée en dehors, en portant l'œil dans l'abduction.

Les effets de la contraction des muscles obliques diffèrent suivant la position du globe oculaire au moment où elle se produit. Si l'œil est dirigé en dedans, le plan musculaire des obliques se rapproche du méridien vertical; le grand oblique n'a alors que peu d'influence sur l'inclinaison de ce méridien, il a, au contraire, son maximum d'action sur les mouvements du centre de la cornée. Pour des raisons analogues, dans la même position du regard, l'action du petit oblique se concentre surtout sur le déplacement du centre de la cornée en haut.

Si, au contraire, l'œil est dirigé en dehors, l'insertion des obliques tendant à devenir perpendiculaire au méridien vertical, le

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