‹ Traité des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 2 sur 181 · DÉCOUVERTE DE L ' 0 P HT H AL M 0 S C 0 P E · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTE DE L ' 0 P HT H AL M 0 S C 0 P E

DÉCOUVERTE DE L'OPHTHALMOSCOPE.

En 1851, Helmholtz aborda à son tour l'étude de l'éclairage de l'œil; mais, au lieu de procéder empiriquement, il posa la question sous 'forme d'un problème d'optique physiologique à résoudre, et c'est en cherchant la solution qu'il s'immortalisa par la découverte de l'ophthalmoscope.

Personne avant lui n'avait songé à expliquer pourquoi la pupille

Fig. 1. Marche des rayons lumineux à leur sortie de l'œil.

reste noire quand on place au-devant d'elle un corps lumineux; on s'était bien occupé des rayons qui pénètrent dans l'œil, mais on avait complètement négligé d'étudier la marche de ceux qui en sortent.

Supposons (fig. 1) qu'un point lumineux A, tel que la flamme d'une bougie, par exemple, projette un cône de rayons lumineux qui se réunissent en foyer sur la rétine au point 0. Arrivés là, une partie de ces rayons sont absorbés par le pigment de la choroïde, mais, comme celle membrane n'est pas entièrement noire, une partie des rayons lumineux seront réiléchis en 0 et renvoyés hors de l'œil.

Or, comme ces rayons suivent, pour sortir de l'œil, le môme chemin que pour y entrer, l'image de ce point ira se former en A sur l'axe optique OA. Donc, tant que l'œil de l'observateur sera

1 0PHTHALM0600PIE.

placé soit en A' soit en A", c'est-à-dire en dehors de l'axe OA, il no verra pas le point A, et la pupille paraîtra noire. D'un autre cote, l'œil de l'observateur, pour se placer dans la direction 0 A, ne peut être qu'en avant ou en arrière de A. S'il est en avant, il intercepte les rayons lumineux; s'il est en arrière, la lumière ellemême fait obstacle à la perception de l'image rétinienne.

Pour arriver à apercevoir le fond de l'œil, il fallait donc que, par un artifice quelconque, la pupille de l'observateur devint ellemême une source lumineuse; c'est ce que comprit llelmholtz et

Fig. i. Première expérience d'IIelinhollz pour éclairer le fond de l'œil.

c'est ce qu'il réalisa dans la mémorable expérience suivante, où se trouve contenue tout entière la découverte de l'ophtlialmoscope.

Supposons (fig. 2), que F soit un centre lumineux et N une mince plaque de verre transparent inclinée obliquement et interposée entre l'œil de l'observateur et celui de l'observé. Les rayons lumineux émanés de F, en tombant sur la lame de verre, se divisent en deux parties : les uns la traversent directement, les autres sont réfléchis vers L'œil observé et viennent, après leur réfractionformer foyer sur la rétine en e.

Ce foyer devient à son tour un centre lumineux d'où parlent

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