‹ Traité des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 3 sur 181 · DÉCOUVERTE DE L' 0 P H T 11 A L M 0 S CO P E · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTE DE L' 0 P H T 11 A L M 0 S CO P E

des rayons qui sortent de l'œil en suivant en sens inverse le môme trajet que pour y entrer.

Arrivés sur la plaque de verre, ceux-ci se divisent également en deux faisceaux, dont l'un est réfléchi par la lame vers la source lumineuse, F, tandis que l'autre, traversant la plaque, vient former son foyer en F', situé au-delà de M, à une distance égale à celle de F. Ces faisceaux convergents pénètrent dans l'œil de l'observateur A ; grâce à l'interposition sur leur trajet d'un verre concave, on peut modifier leur direction de façon à les rendre parallèles ou même divergents, selon la force du verre, et à les amener ainsi à se réunir sur la rétine. Dès lors, le point e est perçu distinctement par l'observateur. Après avoir établi, parle raisonnement et l'expérience, qu'il était possible d'éclairer et d'examiner le fond de l'œil, Helmholtz fit construire un instrument qui reçut d'abord le nom d'augenspiegel (miroir de l'œil) et plus tard celui d'opkthalmoscope.

Dans l'expérience précédente, on n'éclaire qu'une petite portion de la rétine, celle où se forme l'image de la source lumineuse employée. On conçoit combien, dans ces conditions, l'exploration du fond de l'œil présente de difficultés, aussi ce moyen de diagnostic aurait été d'un faible secours si l'on n'était arrivé à éclairer rapidement et avec une quantité de lumière suffisante une étendue assez considérable de la rétine. C'est encore à Helmholtz que revient le mérite d'avoir triomphé de cette difficulté. C'est lui qui imagina^en effet, de projeter sur la surface de la rétine un cercle de diffusion dont la grandeur variable avec le mode d'examen, permit d'éclairer un champ rétinien plus ou moins étendu.

Pour atteindre ce but, il conseilla de placer au-devant de l'œil observé une lentille biconvexe, maintenue à une distance un peu supérieure à sa longueur focale. Les rayons éclairants, après avoir traversé cette lentille, se réunissent dans le voisinage de son foyer principal; puis, continuant leur marche, pénètrent dans l'œil avec une très forte divergence, et après leur réfraction à travers le cristallin, vont éclairer une grande étendue du fond de l'œil.

. Cette surface ainsi éclairée envoie, à son tour, de la lumière dans toutes les directions, et les rayons lumineux émanés d'un point quelconque de ce grand cercle de diffusion rétinien iront se réunir en foyer en un point déterminé correspondant à la distance de la vision distincte de l'œil observé ; or, ce qui a lieu pour un pointa également lieu pou-r les autres, et il en résulte qu'il se

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forme en avant de l'œil une image réelle renversée et agrandie de la portion éclairée de la rétine.

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