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DES DIFFÉRENTS PROCÉDÉS D'EXAMEN

image une lentille biconcave ce, dont le foyer principal se trouve en dedans de a'b', les rayons lumineux, de convergents qu'ils étaient vers a'b', deviennent divergents, et au lieu de l'image a'b1, nous obtenons l'image a"b" virtuelle redressée et agrandie. De même que dans la lunette de Galilée, il faut, pour que l'image se

Fig. 4. Examen du fond de l'œil à l'image droite.

forme nettement : 1° que le foyer de la lentille biconcave se trouve en dedans de l'image a'b' ; 2° que la position de la lentille biconcave soit telle que l'image virtuelle a"b" se forme à la distance de la vision distincte de l'observateur.

On peut encore examiner le fond de l'œil à l'image droite en se servant du cristallin comme d'une loupe; mais il faut, pour cela, que l'œil possède une structure spéciale, qu'il soit hypermétrope, c'est-à-dire que la rétine soit située entre le cristallin et son foyer principal. Nous verrons, à propos des anomalies de la réfraction, qu'inversement, quand on peut apercevoir le fond de l'œil à l'image droite sans verre concave, et en se servant du cristallin comme d'une loupe, on peut en conclure que l'œil est hypermétrope.

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Depuis la découverte d'Helmholtz, on a imaginé un nombre considérable d'ophthalmoscopes. Chaque ophtbalmologiste a voulu pourainsi direavoir le sien; nous ne citerons ici que les plususités.

Ophtlialinoscope d'Helmholtz. — Cet instrument n'est plus employé aujourd'hui dans la pratique; nous en donnerons néanmoins la description, car il nous semble sinon utile, du moins intéressant de connaître le premier instrument à l'aide duquel on a pu explorer le fond de l'œil.

Use compose d'un petit cube métallique noirci à l'intérieur; l'une des extrémités, coupée obliquement, supporte trois plaques de verre rectangulaires à surfaces parallèles et inclinées à 58 degrés ; l'autre extrémité est munie d'un diaphragme et peut recevoir des verres concaves. Cet appareil est monté sur un manche que l'on tient à la main.

Pour s'en servir, on dirige les plaques de verre du côté de la flamme d'une lampe placée près du malade et au niveau de son œil ; une partie des rayons réfléchis par les plaques de verre pénètrent dans l'œil observé; ils sont une deuxième fois réfléchis par les membranes profondes et, suivant le même trajet rétrograde, viennent traverser les lames de verre pour arriver à l'œil de l'observateur. Celui-ci, grâce à l'interposition d'une lentille biconvexe, aperçoit distinctement la portion de surface rétinienne éclairée par l'image lumineuse de la flamme.

L'ophthalmoscope de Jœger présente une grande analogie avec celui d'Helmboltz, avec cette différence que du côté dirigé vers l'œil observé se trouvent disposées deux coulisses qui permettent d'adapter à l'instrument différents réflecteurs. Ce sont, soit un anneau muni de trois plaques de verre, comme le réflecteur d'Helmholtz, soit un anneau muni d'un miroir concave. Enfin, on peut également adapter à l'appareil un petit tube contenant deux lentiiles convexes disposées comme la loupe de Bruckc ; l'instrument ainsi modifié peut alors servir pour l'éclairage oblique.

L'ophthalmoscope de Jœger est encore utilisé dans la pratique lorsqu'on veut explorer le fond de l'œil avec un faible éclairage ; c'est ainsi que dans les atropines du nerf optique, la décoloration caractéristique et l'aspect tendineux de la papille se distinguent plus nettement et plus facilement quand on se sert des plaques de

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