‹ Traité des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 6 sur 181 · DES DIFFÉRENTS 0 P HTH A L MO S CO P ES · texte numérisé non relu

DES DIFFÉRENTS 0 P HTH A L MO S CO P ES

verre que lorsqu'on fait usage de miroirs concaves plus éclairants.

Ophfhalmoscope de Coccius. — Goccius a eu le mérite d'employer, le premier, un miroir plan percé d'un trou à son centre. Ce miroir métallique ou en verre étamé, de forme circulaire^a un diamètre d'environ 4 centimètres ; il s'articule avec une lentille convexe qui jouit d'une assez grande mobilité, de telle sorte qu'on peut faire varier sa distance entre la flamme et le miroir, et au besoin même la mettre complètement de côté. Le tout est monté sur un petit manche que l'on tient à la main.

Ruete s'est servi le premier de réflecteurs concaves. Son miroir a un foyer de 0m,16c; il est en acier poli ou en verre étamé; il a environ 2 ou 3 centimètres de rayon et est percé au centre d'un trou de 2 à 3 millimètres de diamètre. Il est adapté à un petit manche, de façon à pouvoir être facilement tenu à la main. C'est l'ophthalmoscope le plus employé actuellement, avec celui de Coccius.

Stellwag de Carion a fait disposer derrière le miroir un petit disque circulaire mobile, dans lequel sont enchâssés des verres concaves ou convexes destinés à corriger les anomalies de réfraction de l'observateur. Par une rotation du disque, ces verres peuvent être amenés successivement en face du trou du miroir.

Les ophthalmoscopes de Coccius et de Ruete, très faciles à manier sont ceux qu'on emploie communément. On en a imaginé ci autres un peu plus compliqués dont on peut se servir, soit pour pra iquer un examen plus minutieux et plus prolongé, lorsqu'on veut, par exemple, prendre le dessin du fond de l'œil, soit dans les cours, pour faire des démonstrations aux élèves. On les désigne sous le nom d'ophlhalmoscopes fixes.

J!Sn°"J l'ava?;age de donner une image très éclatante et de faire vo.r n et ement le fond de l'œil au plus inexpérimentés. Par contre, l' m o 'Tn! defatiSuer le* malades en faisant porter

d'ex* or nn l0ngtemPs sur la ^me partie du fond de l'œil, et gerune ***** immo^ du patient; de plus, ils ne per-

Fig. 5. Oplithalinoscope de Coccius.

Il) OPHTHALMOSCÛPIE.

mettent que diflicilemenl l'exploration successive de toute l'étendue de la rétine.

Ophthalmoscope fixe de Liebreich. — Liebreich a placé le verre convexe et le miroir aux extrémités de deux tubes métalliques

Fig. C. O|ilitlialmoscopo fixe de Liebreich.

noircis à l'intérieur et pouvant rentrer l'un dans l'autre. A son extrémité libre, tournée du côté de l'observateur, le tube externe est coupé obliquement, de façon à livrer passage aux rayons lumineux ; il est muni d'un miroir concave de (VI 8e de foyer, mobile autour d'un de ses axes. Le tube interne porte à son extrémité dirigée vers l'œil observé, une lentille convexe de lo dioptries.

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Ces tubes engainants sont adaptés sur un support qui peut se iixer sur une table au moyen d'une vis de pression. Ce support est lui-môme formé d'une lige mobile qui peut, au moyen d'une crémaillère, s'élever ou s'abaisser à volonté.

A l'autre extrémité de l'instrument se trouve un autre support destiné à fixer la tète du malade.

toU^u SUP 'e tube de 1,0Phth"lmoscope se trouve une petite tige

SmÏm M f eUr§ Piè°es' terminee ^ bouton qui sert à laire dinger le regard dans la direction voulue.

12 0PBTH&LM08COJPIE.

Oplithnlmoscope de Galezouski. — Cet instrument se compose de deux tubes rentrants comme celui de Liehroich. L'cxtn-inité libre du tabe, pourvue de la lentille, est garnie d'un bourrelet élastique, ce qui permet de l'adapter exactement sur le pourtour de l'orbite et de former ainsi une petite cbambre noire autour de l'œil. Cet instrument a l'avantage de rendre possible l'exploration du fond de l'œil en plein jour, ce qui est très avantageux dans les services bospitaliers, où les malades, placés dans une salle commune, ne peuvent pas se lever.

Fig. 8. Ophthalmoscopc binoculaire de Giraud-Tculon.

Ophthalmoscope binoculaire de Giraud- Teulon. — En regardant l'image rétinienne avec un seul œil, on ne peut acquérir la notion du relief ou de la profondeur qu'au prix d'exercices répétés et d'une sorte d'éducation delà vision monoculaire. Avec les deux yeux, au contraire, on apprécie aisément les trois dimensions des éléments du fond de l'œil et l'on peut reconnaître les saillies ou les excavations qui siègent à la surface du nerf optique ou de la rétine. Voici l'ingénieuse combinaison qui a permis à Giraud-Teulon de faire voir l'image opblbalmoscopique avec les deux yeux a la fois.

Soient deux rhomboèdres de verre MXPQ, M'NP'Q' réunis par un de leurs angles en N derrière le miroir de l opbtbalmoscope. Considérons un point A qui fait partie de l'image du fond de l'œil ab, formé par la lentille biconvexe c.

Ce point lumineux A envoie sur la surface NP- du rhomboèdre droit un rayon lumineux AB. Arrivé sur la surface NP, ce rayon lumineux subit la réllexion totale et arrive sur la surface MQ. Là

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en raison de l'inclinaison de cette surface, il subit de nouveau une seconde réflexion totale et sort du rhomboèdre dans la direction CD. Par conséquent, l'œil de l'observateur, placé en D, verra le point A en A'; de même, avec l'œil gauche, il verrait le point A en A". Il s'agit maintenant de fusionner ces deux images en une seule; pour cela, il suffit de placer sur le trajet de chacun des rayons CD et CD' un prisme à base externe; le rayon CD subira, en traversant ce prisme, une déviation qui le rapprochera du sommet du prisme, et il prendra la direction DE, et l'œil placé en E verra le point A suivant le prolongement de la ligne DE, c'est-àdire en A. La même chose ayant lieu du côté opposé, l'observateur rapporte les deux images A' et A" au point A d'intersection des lignes ED, E'D', c'est-à-dire au point a.

Pour l'examen avec l'ophthalmoscope binoculaire, la lame doit être placée à environ 10 centimètres au-dessus de la tête du malade et en face de V observateur, car les mouvements du miroir se font seulement autour de l'axe horizontal.

Une des difficultés d'application de cet instrument consistait dans la différence d'écartement des yeux, suivant les individus. Le procédé employé pour remédier à cet inconvénient est des plus simples; il consiste à faire varier d'une façon correspondante la distance qui sépare les deux rhomboèdres. Le rhomboèdre MNPQ est divisé en deux moitiés qui peuvent s'écarter au moyen d'une vis. Dans ce mouvement, le prisme D, suit la moitié externe du rhomboèdre. On éloigne ainsi les deux prismes l'un de l'autre, jusqu'à ce que leur écartement soit exactement égal à celui des deux yeux.

Ophthalmoscope pour deux observateurs de Laurence — Cet instrument n'est autre chose qu'un ophthalmoscope ordinaire, auquel on ajoute une lame de verre à faces planes et parallèles, inchuées a 4o degrés, et placée sur le trajet des rayons renvoyé par 1 œil observé. * J

Les faisceaux lumineux, en arrivant à la surface de cette plaque de verre se divisent : les uns continuent leur trajet direct et la traversent, les autres sont réfléchis et arrivent à l'œil d'un obser-

Cls l'nn rrement 11 GSt évident<Iue ^ deux images étant tonnées 1 une et 1 autre par une quantité moindre de Payons lu-

^cesUsLqpUe ,image UnKIUe de 1,0Ph^oscope ordinaire, ont nécessairement moins d'éclat.

lesquebhknh SiChel1, °ntima-iné des instruments analogues dans

coupé en fiT ^ GSt remp'acée Par ™ cube de verre Pe deux, suivant une diagonale; la théorie et le manie-

U 0 P 11 T II A I. M ose. 0PI£<

ment sont les mômes que dans rophtbalmoscope de Laurence.

Tous ces instruments, dont il serait facile de varier les dispositions, réalisent d'ingénieuses combinaisons d'optique, mais n'ont pas une grande utilité pratique.

Auto-ophlluilmoscope. — Coccius a imaginé un appareil ingénieux qui permet à l'observateur de voir sa propre rétine. Il se compose d'un petit tube de lorgnette ordinaire de O'", 12e de longueur environ, muni à l'une de ses extrémités d'une lentille biconvexe de 0"',09c de longueur focale. Celle-ci est noircie sur

Fig. 0. Auto-O|)htlialiuosco|ic Je Coccius.

la partie de sa surface qui paraît ombrée dans la figure. A l'autre extrémité du tube se trouve un miroir plan percé à son centre dune petite ouverture de 2 à 3 millimètres de diamètre.

Supposons maintenant que l'œil de l'observateur se trouve placé au-devant du miroir; soit L, la source lumineuse, l'un des rayons émanés de L pénètre dans l'œil et, après sa réfraction à travers le cristallin, vient frapper la rétine en p; mais le point p éclairé de venant un foyer lumineux, réfléchit des rayons dont l'un vient frapper le miroir au voisinage du trou én p' par exemple. Celui ci, réfléchi encore une fois, traverse de nouveau les milieux d frtil et vient impressionner la réline en m: il se fait donc en c point une image du point/) que l'observateur verra dans la direction mp" passant par le centre optique. En déplaçant graduellemen

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son œil, il pourra apercevoir ainsi successivement les différents points de sa rétine.

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