‹ Traité des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 79 sur 181 · ŒIL SCHÉMATIQUE, ŒIL RÉDUIT · texte numérisé non relu

ŒIL SCHÉMATIQUE, ŒIL RÉDUIT

L'œil constitue un système dioptrique composé de plusieurs surfaces et de plusieurs milieux réfringents, dont le premier est l'air et le dernier le corps vitré. Pour arriver à connaître la marche des rayons lumineux dans ce système, il faut déterminer préalablement certaines constates optiques. Celles-ci diffèrent un peu avec chaque individu, mais Listing et Helmholtz ont calculé

-8() ANOMALIES DE LA K E F II ACTION

leurs v;i leurs moyennes par un certain nombre de mensurations faites sur des yeux emmétropes possédant une acuité parfaite. Ces constantes optiques sont :

l'L'ind ice de réfraction de la cornée, de l'humeur aqueuse et du corps vitré, 1 ,3865 ;

2° L'indice de réfraction du cristallin, 1,4371 ;

3° Le rayon de courbure de la cornée, 7œm,8-20 ;

-i° Le rayon de courbure de la face antérieure du cristallin, 10 millimètres;

5° Le rayon de courbure de la face postérieure du cristallin, G millimètres;

G0 La position de la face antérieure du cristallin par rapport au sommet de la cornée, 3mm,6;

7" L'épaisseur du cristallin, 3mm,6.

Une fois ces constantes optiques connues, il est facile d'obtenir, au moyen des formules connues, les points cardinaux de ce système dioptrique composé et d'arriver, par conséquent, à tracer la marche des rayons lumineux à travers ce système et à construire les images des objets extérieurs. Les points cardinaux d'un tel système se composent, comme l'on sait, des points principaux, des points nodaux et des foyers principaux.

Le premier foyer principal est placé de telle sorle que les rayons qui en émanent sortent après leur dernière réfraction parallèles à l'axe principal; réciproquement, c'est vers ce point que convergent les rayons venus en sens inverse parallèlement à l'axe.

Le second foyer principal occupe une position telle que les rayons parallèles à l'axe principal en avant de la première surface réfringente s'y réunissent après leur dernière réfraction. Inversement, les rayons qui en partent deviennent parallèles à leur sortie du côté opposé.

Les deux points principaux sont liés par cette relation que le second est précisément l'image du premier, c'est-à-dire que les rayons lumineux partis d'un point lumineux coïncidant avec le premier vont se réunir et former image à l'endroit où se trouve le second.

Quant aux points nodaux, les propriétés dont ils jouissent peuvent Être ainsi formulées : Tout rayon lumineux qui, avant de rencontrer la première surface réfringente, est dirigé vers le premier point nodal, sort, après avoir traversé tout le système, avec une direction telle qu'il rcsle parallèle à sa première direction et qu'il semble provenir du second point nodal.

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