MODE D'EXPLORATION DE LA CORNÉE
2. On cherche ensuite si la cornée a conservé partout sa transparence normale. >our découvrir les opacités, qui sont quelquefois très-petites, on prescrit au maule tle diriger l'œil dans tous les sens, en haut, en bas, à droite et à gauche, et, lendant ce temps, l'observateur fixe constamment tout le champ pupillaire. La noinclre opacité de la cornée se plaçant devant la pupille apparaîtra comme une ache laiteuse sur le fond noir de la pupille.
3. Lorsqu'on soupçonne la présence d'un corps étranger métallique très-petit [ans la cornée, on s'efforce de placer successivement chaque point de la cornée n face de l'iris; la couleur de ce dernier étant plus pâle que celle d'une paillette le fer, d'un morceau de charbon, etc., il sera assez facile de le découvrir.
h. Eclairage latéral. — Les opacités très-légères et superficielles de la cornée ont facilement reconnues au moyen de la méthode de l'éclairage latéral étudiée >lus particulièrement par Liebreich.
On se sert pour cela d'une lentille biconvexe n° 2 1/4, au moyen de laquelle on oncentre sur la cornée la lumière d'une lampe, placée à 15 centimètres, un peu le côté et en avant de l'œil (fig. 108).
Pour bien éclairer la cornée, on doit en éloigner la loupe d'une distance égale à celle de son foyer, et la tenir obliquement afin que le cône lumineux éclaire par son sommet la surface cornéenne.
Lorsqu'on veut reconnaître en détail les opacités ponctuées de la membrane de Descemel, ou les vaisseaux très-fins de cette membrane, nous conseillons d'examiner la cornée a travers une forte loupe simple ou celle de Briicke pendant qu'elle est éclairée par le cône lumineux.
5. La convexité de la cornée doit être explorée avec soin ; on reconnaît sa courbure normale en regardant l'œil de profil. De cette façon on se rend compte de la profondeur de la chambre antérieure, et de l'exagération de courbure cornéenne, soit dans toute son étendue, soit dans une partie limitée.
La cornée peut prendre une forme conique vers son centre, ce qu'on reconnaît ra aussi en regardant l'œil de côté, on bien en plaçant le malade dans une chambre sombre et en projetant sur l'œil la lumière réfléchie par un miroir concave.
Lorsque la courbure de la cornée est normale, le reflet se déplace avec |a.
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uune hxe au centre du la saillie conique.
Au point de vue de sa conformation, nous devons faire remarquer que cel membrane est très-bombée chez les myopes, aplatie chez, les hypermétropes, ,t tZ dans le cas d astigmatisme son diamètre transversal est relativement beaucoup plus grand que son diamètre vertical. ™
6. Un dernier moyen d'investigation de cette membrane est le degré oïl ou moins grand de sa sensibilité au toucher, que l'on constate soit avec la nie du doigt, soit avec un petit morceau de papier. Ordinairement la cornée supporte difficilement cet attouchement, tandis que, dans les glaucomes et dans certaines^ hydropnthalmies, elle est presque insensible et anesthésiée.