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prouve: que le cercle sénile est constitué par des masses graisseuses, qui <„n
remplacé les cellules cornéerines, ainsi (|ue le tissu lamellaire, coi e cela se \ „ii
sur la ligure 126.
ÉUologlc. — Les taies et les leucomes sont ordinairement dus à une perle de substance occasionnée par un abcès ou une blessure. Quand un abcès a été subi d'uue perforation de la cornée, l'iris se met alors en contact avec, le trou cornée» et y contracte des adhérences; d'où résulte le leucome adhérent.
Quelquefois les taies proviennent du défaut de nutrition, comme on l'observe à la suite des kératites interstitielles, prolifératives, etc.
Les taches situées a la périphérie de cette membrane ont souvent une forme ronde, se confondent avec la sclérotique, et sont consécutives à la propagation de l'inflammation de la sclérotique à la cornée.
Pronostic. -- Il est habituellement facile de se prononcer sur les opacités récentes, profondes ou superficielles ; on reconnaît d'une manière sûre si la tache est cicatricielle et définitive, ou si elle est encore récente et exsudative.
Le travail inflammatoire et l'existence des vaisseaux doivent faire espérer la résorption de la tache eu partie ou en totalité.
Il n'eu est. pas de même des taches anciennes; celles-ci sont ordinairement constituées par du tissu cicatriciel indélébile. Leur pronostic est fâcheux : elles ne peuvent plus être résorbées.
Traitement. — Il serait téméraire de penser qu'il est possible de faire disparaître des taies et des leucomes véritablement cicatriciels. Mais la nature d'un grand nombre de ces taches est trôs-diliieile à définir : ainsi quelques-unes paraissent être cicatricielles et durent des mois et des années, et pourtant disparaissent sous l'influence du traitement; d'autres, au contraire, qui sont vasculaires et présentent toutes les probabilités de résorption, s'organisent pourtant et deviennent définitives.
En présence des difficultés du diagnostic, on doit chercher à faire résorber celles des opacités qui n'occupent pas toute l'épaisseur de la cornée, et qui ressemblent au produit inflammatoire, surtout chez les sujets jeunes.
Parmi les médicaments qui ont le plus d'efficacité contre les taches de la cornée, nous devons recommander surtout l'insufflation de la poudre de calomel porphyrisé seule ou associée au sucre candi, et la tuthie préparée, qu'on laisse tomber dans l'œil deux ou trois fois par jour pendant plusieurs semaines. On remplace ensuite la poudre par la pommade au précipité rouge ou par les collyres suivants :
2t Eau distillée 10 gram. I 'if. Eau distillée 2 gram.
Iodure de potassium. . . 1 à 2 — | Laudanum de Rousseau —
C'est Castorani (de Naples) qui a mis en usage le collyre à l'iodure de potassium concentré, ainsi que la poudre de sulfate de soude porphyrisée en insufflation (1).
Lorsque les opacités sont le produit de dépôts de chaux, on doit employer le collyre contenant une solution concentrée de sucre, comme l'a conseillé Gosselin (2).
(1) Pour que cette poudre soit porphyrisée, elle doit être laissée à l'air pendant quelque temps et effleurée. (Sarradin.)
(2) Gosselin, Arrh. f/énér. de niéd., novembre 1850, 513.
TAIES, LKUCOMES, TACHES MÉTALLIQUES ET GÉRONTOXON. 301
La plupart de ces moyens ne peuvent agir que comme stimulants. C'est en flottant en effet la cornée, qu'ils activent sa nutrition et accélèrent la circulation dans les vaisseaux péricornéens, et facilitent ainsi l'absorption des taches exsudâmes.
Bonrrousse de Lafforc est parvenu à faire disparaître des opacités anciennes au moyen des cautérisations avec le crayon de nitrate d'argent, faites trois ou quatre luis par semaine.
Soelberg Wells recommande l'usage de la pommade suivante :
2£ Iodure de potassium .... 5 centigr. I Axonge fraîche â à 8 grain.
Précipité jaune 10 — | (Wells).
L'électricité et le galvanisme ont été successivement appliqués parTurck, Quadri cl Fano, pour la guérison de certaines taches de la cornée. Malgré quelques succès, nous ne pensons pas qu'on puisse recommander ce moyen douloureux, d'une application difficile, et incertain dans ses résultats.
Les taches métalliques, lorsqu'elles sont superficielles, peuvent être enlevées par la dissection; la cicatrice qui s'ensuit est souvent tout à fait transparente ou si peu opaque, qu'elle gène très-peu la vision.
Bowman et Dixon ont rapporté des cas remarquables de guérisons obtenues par l'abrasion. Malgaigne, Giïltz, Szokalski et Desmarres ont exécuté celte opération avec succès. Pour pratiquer la dissection, on doit se servir d'un couteau à cataracte et d'une pince capsulaire à griffes très-fines; on saisit morceau par morceau le dépôt métallique, et, en le disséquant, on l'enlève de la surface cornéenne.
Le docteur Rothmund (de Munich) a préconisé, dans ces derniers temps, des injections sous la conjonctive, à quelques millimètres du bord de la cornée, d'eau salée tiède, clans la proportion de 1 à k grammes pour 30 grammes d'eau. Après cette injection il se forme un chémosis qui disparaît sous un bandage compressible, et avec lui les taches cornéennes paraissent se dissiper.
Les opacités même très-légères, lorsqu'elles sont situées en face de la pupille, produisent la dispersion de la lumière. Donders a proposé, pour remédier à cet inconvénient, d'employer des lunettes slénopéiques, composées d'un diaphragme métallique en forme de coquille, muni d'un petit tube central fin, qui, en ne laissant arriver à la cornée qu'un petit cône lumineux, le fait passer sans dispersion tout droit à la rétine. Serre (d'Alais) se servait, dans le même but, de lunettes panoptiques, formées de plaques métalliques munies de trous très-fins au centre. Ces lunettes rendent l'image perçue par la rétine beaucoup plus nette, et les malades peuvent voir les objets les plus fins, mais elles ne peuvent leur être d'aucune utilité, à cause du champ de vision très-restreint.
Contre le gérontoxon dû à une dégénérescence graisseuse, il n'y a rien à faire; mais, dans les opérations que l'on pratique sur la cornée, il faut s'éloigner autant que possible du point où celte tache esl le plus marquée; autrement on s'exposerait à provoquer la suppuration et même la perte de la cornée.
Bibliographie. — Desmarres, Mémoire sur la kéroteelomie, ou abrasion de la cornée dans les opacités anciennes de cetlc membrane {Afin, d'oculist., 1843, t. X, p. 5). — Magne, Mémoire sur les divers états pathologiques connus généralement sous le nom de taches de
la cornée [Gaz. méd. de Paris, \Mb, i\" à\>). — Szokalski, Von den Trùbungen der llor/r huut, etc. (Archiv fur Phys. Heilk,, 1847, Bd. VI, H. 5 et (i). — Turck, Annales <r0i;u/ts- , lii/uc, 1852, t. XXVIII, p. 224. — Bowman, Lectures on the /mets concernai in tke Opérations on the Eye, p. 38 and 1 17 ; et Annules d'oculist., 1853, t. XXX, p. 36. — Donders, Ueber die Anwendun;/ der ron Damiers erufunileiicn slenopeiscken Britien (A relut f. UplU/i. lid. I.Abth. I, 1854, p. 251). — Gosselin, Archives ijénér. île médn novembre 1855, p. 513, — Bourrousse de Laffore, Des taches de la cornée et îles moyeux île les faire disparattre.Paris, 1860. — Hothnnind, Klinische MouatshUUter f. Aurjenhei/kunde, 1866, p. 161. — Castorani, Mèm. sur le traitement îles taches de la cornée. Paris, 1867.
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