‹ Traité des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 135 sur 167 · MODE D'EXPLORATION DE LA SCLÉROTIQUE · texte numérisé non relu

MODE D'EXPLORATION DE LA SCLÉROTIQUE

Heures, ou musculaires, fournissent des branches capillaires pour la portion antérieure de cette membrane. Au pourtour de la cornée il existe un plexus veineux, composé de vaisseaux très-serrés, ressemblant beaucoup à un canal et désigné sous le nom de cercle vasculaire de Hovius, ou canal Fontana. Dolbeau a fait de très-jolies préparations de ces vaisseaux, qu'on peut voir dans le musée Orlila.

Fig. 146. — Section de la sclérotique suivant la direction d'un méridien (*).

Jusqu'à présent, l'existence des lymphatiques dans la sclérotique n'a pas été démontrée.

Nerfs. — Les nerfs ciliaires passent à la surface interne de la sclérotique pour se porter à la membrane vasculaire ; mais, près de l'ora serrata, ils donnent des ramuscules au muscle accommodateur, lequel est intimement lié, à sa partie antérieure, à la sclérotique. Il est donc très-probable que des filets nerveux se rendent aussi dans l'épaisseur de cette membrane. Bochdalek et Kôlliker en ont, du reste, démontré l'existence .

Physiologie. — La sclérotique est une enveloppe protectrice des membranes internes de l'œil. Elle est très-dense, épaisse et résiste à toutes les violences qui viendraient du dehors. C'est ainsi qu'elle résiste jusqu'à un certain point à la pression exercée par les muscles droits externes, qui, en se contractant, compriment le globe de l'œil dans tous les points de leur contact.

D'autre part, grâce à son élasticité, elle peut se distendre jusqu'à un certain point, et elle permet ainsi à l'œil de contenir une quanlité de liquides plus grande que d'ordinaire pendant certains troubles nutritifs et les inflammations, ce qui prévient la compression des membranes internes.

Mais, dans certaines conformations particulières, la sclérotique est très-épaisse et dure, sa distension devient impossible ; dans ces cas, la moindre augmentation de la sécrétion intra-oculaire amène une compression des nerfs ciliaires et du nerf optique, qui se traduit par un état pathologique connu sous le nom de glaucome.

Page 1