‹ Traité des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 136 sur 167 · MODE D'EXPLORATION DE LA SCLÉROTIQUE · texte numérisé non relu

MODE D'EXPLORATION DE LA SCLÉROTIQUE

L'examen à l'œil nu est le seul moyen capable de renseigner exactement le chirurgien sur l'état de la sclérotique. En soulevant la paupière supérieure, on examinera attentivement son aspect général dans l'un et dans l'autre œil, sa colora-

(*) a, couches superposées dus faisceaux libreux île lu solérotii|iic; b, section d'un petit rameau nerveux. (J. Crureilhier.)

lion depuis le bord cornéen jusqu'aux parties équaloriales de l'œil ; on s'assurera si, dans toutes les parties visibles, la courbure de cette membrane est régulièrement sphérique, et si elle ne présente ni bosses, ni élevures spéciales, ni dépression.

On rencontre souvent sur la sclérotique des taches pigmentaires anormales grisâtres ou brunâtres, très-fortement accentuées, et qui pourraient faire croire à l'existence d'un état morbide, provenant de l'amincissement de celle membrane. Ces taches sont constituées par les cellules pigmentaires jimplantées dans la sclérotique, et diffèrent des taches morbides par les contours nettement tranchés.

L'état des vaisseaux scléroticaux doit aussi être examiné avec la plus sérieuse attention ; les uns sont fins et capillaires, et, une fois congestionnés, ils impriment à la sclérotique une coloration rouge, livide, uniforme, comme on l'observe dans les sclérites. D'autres vaisseaux, volumineux, forment des cercles vasculaires au pourtour de la cornée ; ceux-ci ne sont plus liés aux affections de la sclérotique, mais i's indiquent une gêne de la circulation dans la membrane, vasculaire de l'œil.

Dans les atrophies du globe de l'œil, la sclérotique ne pouvant plus résister à la pression des muscles et n'étant point soutenue par le corps vitré, atrophié, s'affaisse et se déprime dans la direction des muscles droits.

Dans la région postérieure du globe de l'œil, la sclérotique peut subir aussi des altérations plus ou moins accusées; mais comme les altérations simultanées dft la choroïde correspondante, permettent seules de les reconnaître, nous ne pourrons nous en occuper que lorsque nous traiterons des affections des membranes profondes de l'œil.

Page 1