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ENTROPION OU «EN VERSEMENT DES PAUPIÈRES EN DEDANS

irisés par Helling, Qoadri et autres ; ces méthodes no donnent aucun résultat fa-

V°ENTiioPiON ORGANIQUE. — L'enironion organique entraîne le plus souvent une diminutiou de la fente palpébrale, connue sous le nom de blépharophimosis. il importe alors d'agrandir cette fente, soit par la méthode de Richet, soit par celle de Williams et Pagensteclier.

1. Procédé de Richet. Anaplastie par bordage (fig. 29). — Riclict a pratiqué celle opération pour la première fois en 1849.' Nous ne pouvons mieux faire que de citer textuellement la description ,*qû'en donne l'auteur lui-même (1) : « J'ai pratiqué deux incisions ayant la forme d'un V ouvert du côté de l'angle palpébral interne (fig. 29), de telle sorte que l'incision externe, partant du bord libre de la paupière supérieure a, un peu au-dessus de la commissure, vienne aboutir un peu obliquement de haut en bas, à 10 millimètres environ de l'angle externe b, tandis que l'incision inférieure, partant du même point de la paupière inférieure c, vient rejoindre l'autre de bas en haut, en b; puis j'enlève

Fig. 29. — Procédé de Richet (*).

tous les I issus compris entre les deux incisions, depuis la peau jusqu'à la muqueuse exclusivement. J'excisai ainsi une certaine portion des fibres orbiculaires, ce que je note avec intention.

» Je divise alors sur la ligne médiane b, d, la conjonctive qui reste seule dans le fond du triangle a, b, c, et avec chaque lambeau b, d, c et a, b, d, je borde les lèvres des incisions cutanées supérieure et inférieure. » La réunion fut faite avec cinq serres-fines, et la guérison était complète.

Richet a pratiqué depuis cette opération un grand nombre de fois, et toujours avec un résultat très-satisfaisant, comme on peut en juger par les observations recueillies et publiées par son interne, Gust. Nivert (2).

2. Procédé de Pagemtecher (3). - Ce praticien fend la commissure externe dans toute son épaisseur au moyen de ciseaux droits; la plaie ainsi pratiquée présente du coté de la conjouciive une étendue de k à 6 millimètres et de 6 à 8 milli-

8! N-Che;' nT, Ù M'7idal {de Cass®> in Vnion médicale, 1849, p, 614) 2 Nivert, Bulletin général de thérapeutique, t. IAI p 349 P 1

(.3) Pagenstecher, Kliniéche BéobacMûrigen, 186» '

fi «« et deux lambeau» Je la conjonctive, dont on borde les lèvres des incisions otttanée..

74 PAL'PlkRKS ET SOURCILS.

mètres du côté de la peau. En écartant fortement les deux paupières on transforme facilement la plaie horizontale en une plaie verticale, dont un rebord est constitué par la peau et un autre par la conjonctive. La peau et la conjonctive sont réunies avec trois ou quatre sutures.

Ce procédé fait disparaître l'entropion et le blépharophimosis ; l'orbiculaire n'exerce presque plus aucune pression sur le globe de l'œil, et le frottement des cils sur la cornée n'a plus lieu.

3. Procédé de Strentfield. Eoidement du cartilage tarse. — La paupière étant saisie entre les branches de la pince de Snellen ou de Pope, on pratique une incision| parallèlement au bord libre et h une dislance de 2 millimètres ; cette incision doit pénétrer jusqu'au cartilage. Une seconde incision parallèle à la première, mais plus éloignée du bord libre, pénètre directement jusqu'au tarse, suit la môme direction et se confond avec la première aux deux extrémités. On saisit ensuite avec une pince le lambeau compris entre les deux incisions et on le détache à l'aide d'un bistouri, en évitant de perforer la conjonctive.

Après l'opération on rapproche les bords de la plaie sans qu'il soit besoin de pratiquer la suture, et on fait le pansement avec de l'eau fraîche.

Celte opération offre un avantage considérable : celui de conserver les cils, ei de ne leur imprimer qu'une direction opposée à celle qu'ils avaient contractée. Ce résultat est dû à la cicatrice profonde, occupant tous les tissus jusqu'au tarse et s'étendant surtout à la surface delà peau, laquelle, en se rétractant, redresse les paupières, ainsi que les cils.

Bibliographie, — Crampton, Essey on the Entropion. London, 1806. — Saunders, Treatise on some Practical points of the Diseuses of the Eye. London, 1811, p. 41. — Quadri, Annotazioni pratiche suite malatie degli occhi, vol. I, p. 69. Napoli, 1818. — Von Ammon, Zeitschrift fur Ophthalm., t. II, p. 140. Dresden, 1832; et Klin. Darstell. d. Angebor. Krankh. des Auges. Berlin, 1841, p. 6 et pl. II, fig. 15. — Heidenreich, Di Subluttance Blephurotomie. Ansbach, 1844. — Richet, Union médicale, 1849, p. 614. — Haynes Walton, Operativc Ophthalmic Surgcry. London, 4 853, p. 160. — Pétrequin, Annales dToculisl., t. V, p. 264. — Streatfield, Ophthalmie Hospital Report*, n° 3, p. 121. — Nivert, De la contracture spasmodique de l'orbiculaire des paupières et de son traitement par l'incision du muscle et le bordage des paupières {Bulletin général de thérapeutique de Debout. Paris, 1861, t. LXI, p. 349. — Gautherin, De l'entropion et d'un nouveau mode de traitement. (Thèses de Paris, 1863.)

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