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PAM6TS1B DE I/ORBICULAIRE DES PAUPIÈRES

au-dessous du sourcil et une autre à une pelile distance du bord tarsal. La plaie 1 fut réunie par des sutures. A la suite de celte opération, la paupière s'est relevée* el comme le bord tarséen était, pour ainsi dire, attaché à la peau du sourcil, que soulève le muscle occipito-frontaf il résulta une fonction presque normale de la

paupière. .

3. D'ordinaire, leplosis congénital est accompagné d'une insullisance réelle de l'élévateur de la paupière, qui ne peut plus contre-balancer l'action de son antagoi niste, le muscle orbiculaire.

Bowman et Graefe ont cherché à rétablir l'équilibre fonctionnel de ces deux muscles, le premier, en donnant au muscle releveur une insertion plus favorable à ison action; le second, en affaiblissant son antagoniste. Mais ni l'une ni l'autre de ces tentatives n'ont donné jusqu'à présent de résultats satisfaisants. Voici les doux procédés :

Procédé de Bowman. — Après avoir retourné la paupière supérieure, ce chirurgien excise le bord supérieur du cartilage tarse avec les tissus environnants. I L'élévateur de la paupière, inséré au cartilage, est naturellement compris dans celte excision. Les bords de la plaie sont ensuite réunis avec des Dis très-fins.

Bowman pense que le tendon du muscle releveur est ainsi raccourci et que sa force augmente.

Procédé de Graefe. — A 5 millimètres du bord libre, on fait une incision des téguments de la paupière et on la prolonge d'un angle à l'autre ; puis, au moyen de tractions sur les bords de la plaie, on découvre, sur une surface de 10 millimètres le muscle orbiculaire, que l'on saisit avec de fortes pinces pour l'exciser avec des ciseaux dans toute l'étendue de la plaie. Les bords sont ensuite réunis avec trois ou quatre points de suture qui doivent comprendre la peau et la couche musculaire.

Le muscle orbiculaire, enlevé de celte façon sur une grande étendue, perd beaucoup de sa force et résiste moins à l'action du muscle releveur, qui peut alors redresser plus facilement la paupière abaissée.

Bibliographie. — Hunt., North of England Médical and Surg . Journal, vol. I, p. 166. Manchester, 1830. — Mackness, Medk. Gazette, vol. XXV11I, 1841. London, p. 617 — Sichel, Annales d'oculist., t. XII, p. 189. — Gaffe, Dictionnaire des études médicales. — Jungken, Lehre von den Augenkrankeilen, 3e Auflage, 1842, p. 520. — Alessi, Annales

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p. 89; et Ophthalmic Remew, t. II, p. 143, 18G5.

ARTICLE IL

PARALYSIE DE L'ORBIGULAIRE DES PAUPIÈRES OU DE t,A SEPTIÈME PAIRE.

L'orbiculaire des paupières cesse de fonctionner aussitôt que la septième paire est paralysée. Alors 1 œ,l ne peut plus se fermer : la cooptation des paupières ainsi que l^hgncrnent deviennent impossibles. Cet étal a été nommé lagophthalmus pam-

.■i^Z'ZnT^'V0 nC,f fadal d0miC lc cément aux paupières, et a une grande partie des muscles de la face, c'est ce qui l'a fait considère.'

90 PAUPlliRËS ET SOURCILS.

par Ch. Bell, Claude Bernard et Ducheniic (de Boulogne) comme le nerf de la physionomie.

On comprend donc que, dans les cas de la paralysie de ce nerf, loule la physionomie de la face soil altérée; il se produit une déviation des (rails qui chez l'homme sont tirés du côté sain , et chez les animaux du côté du nerf paralysé, comme l'a démontré Claude Bernard. Le sourcilier et le frontal ne se contractent plus, les rides du front s'effacent du côté paralysé et le malade ne peut ni soulever, ni froncer le sourcil.

Les mouvements des lèvres du côté atteint' sont abolis, et la bouche est attirée du côté sain. Le muscle buccinateur, qui est aussi animé par le nerf facial, étant paralysé, la joue devient flasque et ne résiste pas à l'action de l'air expiré.

Par suite de la paralysie des filets du digaslrique et du stylo-hyoïdien qui proviennent du facial il se manifeste, en outre, une déviation de la luette du côté sain.

Du côté de l'œil, ou constate les symptômes suivants :

1. L'œil affecté est plus largement ouvert que celui du côté sain ; le bord libre de la paupière inférieure est abaissé et dévié en dehors.

2. Lorsqu'on ordonne au patient de fermer les yeux, on s'aperçoit immédiatement que les paupières de l'œil malade restent écartées, et que le globe lui-même se porte en haut et en dedans, et se cache derrière la paupière supérieure qui subit un léger déplacement en bas. Le même phénomène s'observe pendant le sommeil.

3. L'œil est larmoyant; le point lacrymal inférieur étant dévié en dehors n'absorbe pas les larmes, qui s'écoulent sur la joue.

h. Le sourcil est relevé, la joue affaissée et la bouche attirée du côté sain. Les rides sont complètement effacées sur le front du côlé malade.

5. Dans une paralysie incomplète, les paupières peuvent se rapprocher, mais leur coaptation est impossible.

6. Lorsque la paralysie de l'orbiculaire est ancienne et que l'œil resle longtemps a découvert, il se produit une irritation de la conjonctive et de la cornée, etc.

7. La sensation de froid est ressentie par l'œil affecté, d'où résulte une grande irritation pour ce dernier.

8. L'action réflexe est ordinairement abolie. Romberg cite pourtant un cas, dans lequel l'œil se fermait sous l'influence d'une vive lumière ou à la suite d'un éternument.

Anatomie pathologique et étiologic. — Pour mieux faire apprécier L'anal tomie pathologique de cette affection, il est nécessaire de rappeler l'origine et le trajet du nerf facial (fig. 45).

Le septième paire a son origine apparente dans la fossette sus-olivairc du bulbe, tandis que son origine réelle doit se trouver dans l'épaisseur de ce dernier. Selon Claude Bernard, ses fibres tapissent le plancher du quatrième ventricule.

Le nerf facial se dirige vers le conduit auditif interne, accompagné du nerf auditif et du nerf intermédiaire de Wrisberg. Vulpian a constaté l'entre-croisement de ce nerf avec celui du côté opposé sur la ligue médiane dans la protubérance.

Dans le conduit auditif interne les trois nerfs se séparent, le nerf facial et celui de Wrisberg pénètrent dans l'aqueduc de Fallope. Ici, le premier devient coudé en forme d'S, et y constitue le ganglion géniculé, d'où s'échappent le nerf grand pétreux superficiel et le petit pétreux superficiel (voy. la figure 45, 3 et 4).

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