‹ Traité des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 70 sur 167 · MODE D'EXPLOKATION DES VOIES LACRYMALES · texte numérisé non relu

MODE D'EXPLOKATION DES VOIES LACRYMALES

Pour Richet, la valvule dont le canal nasal est pourvu à son extrémité inférieure laisse libre le passage venant du canal nasal, mais elle s'oppose à l'introduction de l'air et des liquides en sens inverse. Tout le monde sait, en effet, que lorsqu'on fait un effort pour se moucher, l'air s'introduit facilement dans la caisse du tympan, mais qu'il ne pénètre point dans le sac lacrymal.

Lorsque la paroi du sac est écartée par le muscle lacrymal antérieur de la face postérieure, il y a tendance à la formation du vide dans sa cavité, et le canal nasal est hermétiquement fermé ; les larmes seront alors aspirées par les points lacrymaux. Celte opinion est aujourd'hui généralement admise en France cl à l'étranger.

La seconde force qui attire les larmes du sac dans les fosses nasales est, selon moi, facilement expliquée par la théorie de Sédillot. La colonne atmosphérique, en se raréfiant dans les narines pendant la respiration, tend à produire le vide dans le canal nasal et y appelle les liquides accumulés dans le sac lacrymal, et non à la surface do la conjonctive, comme le croyait d'abord Sédillot. De celle façon, le sac se vide, et les larmes s'écoulent par le canal nasal dans les fosses nasales.

Les fonctions des point s lacrymaux supérieurs et inférieurs se ressemblent tout à fait; seulement, le supérieur absorbe les larmes dans toutes les positions où la tète peut se trouver placée, tandis que l'inférieur ne me semble remplir complètement ce rôle que dans la position horizontale, c'est-à-dire lorsqu'on est couché. L'obstruction du premier amène un larmoiement continu, tandis que dans une altération analogue du dernier le larmoiement n'existe que la nuit et le matin.

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