RÉTRÉCISSEMENT ET OBSTRUCTION DES POINTS LACUYMAUX
ion ni sonde. Il est émoussô et aplati, de sorte qu'il entre facilement dans le plus petit orifice.
Voici de quelle manière je procède à cette opération. Le malade est assis sur une chaise, le dos appuyé contre le mur; je renverse la paupière inférieure avec le pouce de la main gauche, et je l'attire en même temps fortement en dehors. De la main droite j'introduis le petit bistouri d'abord verticalement; puis, en le glis saut le long du canal, je tourne le tranchant du côté de la conjonctive. Une fois le bistouri engagé jusque dans le sac, je le relève en haut, et je tends le plus possible la paupière inférieure. L'incision se fait alors très-naturellement, après quoi je retire le bistouri.
Critchelt enlève la lèvre postérieure de La plaie pour laisser l'ouverture béante. Pour ma part, j'ai renoncé à cette excision, qui ne peut être utile que dans des cas tout à fait exceptionnels, et lorsque l'incision a été portée trop en dehors.
Après l'opération, il suffit d'appliquer des compresses d'eau froide, et d'introduire pendant trois ou quatre jours une petite sonde entre les lèvres de la plaie, afin d'empêcher ses bords de se souder.
L'avantage de cette opération est incontestable. Je l'ai pratiquée sur des centaines de malades avec un grand succès. Non-seulement je suis parvenu à l'aire disparaître le larmoiement, mais j'ai réussi bien souvent, à enrayer ainsi un eclropion en voie de formation.
Le résultat heureux de cette opération est dû à ce fait, que l'embouchure du canal lacrymal est transportée au point où se termine l'incision. Gomme ce point se trouve près du cul-de-sac conjonctival et de la caroncule, lacrymale, il baigne par cela même dans les larmes et les aspire avec facilité.
ARTICLE III