‹ Traité pratique d'auscultation, suivi d'un précis de percussion [electronic resource]Chapitre 77 sur 81 · C1I.A.P. III. — PALPATION DE LA TKTE · texte numérisé non relu

C1I.A.P. III. — PALPATION DE LA TKTE

Règles pariiculiéres. — La plupart des précautions sur lesquelles nous avons insisté dans plusieurs chapitres sont superflues pour le palper de la tête : la position du malade importe peu, car l'examen est tout de superficie, et les surfaces résistantes du crâne et de la face, offrant aux doigts un point d'appui solide, il est facile de constater par le toucher les modifications extérieures.

Quant au médecin, il se placera à sa convenance, se tenant toujours en face du patient, afin de se renseigner à première vue sur la situation exacte des parties à explorer. 11 se servira de ses deux mains, et ne manquera pas, s'il croit découvrir quelque anomalie, d'examiner comparativement la région symétrique du côté opposé.

Appliculions. — Par la palpation du crâne on jugera, mieux encore que par l'inspection, de la conformation défectueuse ou régulière de la boîte osseuse et des lésions diverses que peut présenter sa surface. Les applications en sont nombreuses et varient suivant les âges.

Chez le nouveau-né, c'est par le palper que l'on

PALPATION

reconnaît les sutures des os du crâne ou plutôt les sillons qui séparent ces différents os avant leur soudure ; au niveau des fontanelles ouvertes, on peut sentir avec le doigt les battements expansifs de la masse encéphalique. On distingue de même les diûférenles tumeurs congénitales de la région crânienne : la bosse sanyuine des accouchements laborieux, reconnaissable à sa forme oblique, à sa consistance pâteuse comme dans l'œdème, à la rapidité de la résorption; Vencéphalocèle congénitale, remarquable par sa situation sur la ligne médiane, par sa forme arrondie, quelquefois pédiculée, par sa consistance quasi fluctuante, par ses battements «xpansifs coïncidents à ceux du cerveau, par les phénomènes de compression cérébrale manifestés à la moindre tentative de réduction; le céphalématome, signalé par son siège à la région pariétale, par sa rénitence élastique et son irréductibilité, par l'absence complète de battements; enfin par l'espèce de bourrelet solide qui en dessine le contour. Ajoutons qu'un observateur novice déprimant profondément avec l'index la tumeur à sa partie médiane, pourrait prendre ce bourrelet qui semble une crête osseuse, pour les bords d'un enfoncement ou même d'une perforation du crâne; mais c'est uniquement dans le céphalématome que cette illusion du toucher peut se produire, et une palpation plus attentive la réformera.

C'est également par le palper que l'on peut reconnaître chez les jeunes enfants la persistance de la fontanelle antérieure, signe de raclùiisme, ou son élargissement, signe àlujdroccphalie. De même pour cette malformation spécifique à laquelle Parrol a donné le nom de crdne natifonnc et dont il a l'ait une manifeslalion caractérislique de la syphilis

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