‹ Traité pratique des maladies cancéreuses et des affections curables confondues avec le cancer [electronic resource]Chapitre 19 sur 116 · X1V INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X1V INTRODUCTION

qui le dispute presque aux organes de la génération pour la fréquence de l'altération carcinomateuse. A l'occasion du cancer de la langue, nous rencontrons de nouveau le cancroïde épidermique confondu avec le cancer, et nous constatons que ce cancroïde peut infecter les glandes voisines , et que la difficulté de tout enlever rend cette maladie infiniment grave ; mais ce qui trace entre elle et le cancer une ligne de démarcation bien nette, c'est sa nature strictement locale. Nous décrivons ensuite le cancer du palais et de l'œsophage. Dans ce dernier aussi nous avons observé le cancroïde strictement localisé. En vertu de ce fait, se présente ici de nouveau une double question d'avenir thérapeutique : Tune est la possibilité de rattacher ces affections dans quelques cas au principe vénérien, et probablement aux accidents tertiaires ; l'autre, de tenter derechef toutes les ressources de la chirurgie, et l'emploi des caustiques surtout, pour combattre ce mal. On agit avec bien plus d'assurance lorsqu'on a la perspective de ne combattre qu'un mal local , que lorsqu'on lutte contre un mal général et diathésique, dont la localisation n'est que la branche et non la racine.

Le cancer de l'estomac a fait le sujet d'une analyse aussi complète que possible, tant par rapport à l'anatomie que pour la pathologie. Nous espérons y avoir démontré que, si en médecine les caractères d'une valeur pathognomonique absolue nous manquent, leur valeur relative est cependant très grande , lorsqu'on a soin de ne point isoler les phénomènes , mais de les étudier dans toutes leurs connexions, leur coordination et leur succession. Nous avons longuement analysé, dans cette partie, les beaux travaux de l'école allemande sur l'ulcère simple de 1* estomac. Bien que l'analyse des symptômes y laisse à désirer, nous y trouvons de nouveau la preuve que dans l'estomac, comme ailleurs, des maladies curables peuvent quelquefois simuler le cancer. Dernièrement nous avons guéri par l'iodure de potassium une jeune femme qui présentait un grand nombre de symptômes capables de faire présumer l'existence d'un cancer de l'estomac, et nous n'aurions certainement pas tenté un traitement énergique et varié pour finir par trouver un moyen curatif et efficace , si nous n'avions pas cru à la possibilité de l'existence d'un ulcère simple.

Nous donnons ensuite la description du cancer des intestins, à l'occasion duquel nous analysons avec détail tout ce qui a rapport à la colotomie , pour terminer ce chapitre par la description du cancer du foie , de la rate et du pancréas.

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