‹ Traité pratique des maladies cancéreuses et des affections curables confondues avec le cancer [electronic resource]Chapitre 29 sur 116 · CANCER DANS LES ORGANES · texte numérisé non relu

CANCER DANS LES ORGANES

Report. .

Le front

Le sein , chez la femme. .

L épaule . . «

La coree .

Cl Cl 1

L'oreille

Le pharynx

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Les reins

Les parotides

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Les amygdales

Le palais

La tempe .

Le menton

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Le dos

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Le pancréas

La fosse iliaque

Le coecum

La vulve

L'ombilic . •

La hanche

Le crâne

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Le cervelet

L'os ethmoïde

L'orbite

La rétine

L'anonhvçp maçfnïdp

La nuque

La plèvre

Le péritoine

Le jéjunum

La région inguinale. . . .

L'iléon .

L'urètre r,hP7 la fpmrtif»

Le nérinéfi

L'omoplate

L'os des iles

Le bassin. .

Le sacrum

La fesse

La mamelle, chez l'homme.

Cancers sans désignation

Total. .

Total. ,

Lorsqu'on s'est occupé de statistique médicale , on sait qu'il est très difficile de fixer le diagnostic dans chaque cas particulier, et que cela ne se peut, lorsqu'il s'agit de statistique mortuaire , que si les autopsies ont été faites avec le plus grand soin. Or, dans les régis-

très de l'état civil l'indication de la cause de la mort n'est, en aucune façon, basée sur l'autopsie. Comment distinguer, par exemple , si les 186 individus notés pour le cancer dans l'abdomen, les 66 pour le cancer du mésentère, les 64 pour le cancer de l'ovaire, les 22 pour le cancer du cerveau, étaient réellement atteints de cancer?

Si nous additionnons le chiffre des cancers superficiels de la peau ou des membranes muqueuses, accessibles à la vue, nous arrivons au chiffre de 251 , dans lequel évidemment la distinction entre le vrai cancer et le cancroïde n'a pas été établie. On sait qu'en outre on peut confondre dans tous les organes le cancer avec les maladies les plus diverses, lorsqu'on n'a pas des connaissances approfondies en anatomie pathologique en général, et en particulier en ce qui concerne le cancer. Or il est de la plus grande invraisemblance que les visiteurs des morts aient mis cette précision dans leur travail. L'auteur lui-même ne paraît pas même se faire une idée nette de ce que c'est que le cancer. En tout cas, il interprète , il accepte avec trop de légèreté les passages des auteurs anciens et les observations des modernes. Déjà dans la première page de l'introduction, nous lisons qu'Hérodote rapporte qu'Atossa , fille de Cyrus et femme de Cambyse, fut guérie, sans opération, d'un cancer au sein par Démocède. J'ai recherché ce passage dans Hérodote. L'histoire n'entre dans aucun détail sur la maladie d' Atossa et la désigne sous le mot vague de a>upà (1). Or on sait très bien que ce mot signifie tout simplement grosseur, et qu'une grosseur peut être tout aussi bien un abcès , un engorgement inflammatoire, qu'une véritable tumeur, et comme le cancer n'était pas plus curable dans l'antiquité que de nos jours , la guérison de cette grosseur sans opération prouve clairement qu'il ne s'agissait nullement d'un cancer. L'auteur cite ensuite 89 cancers du sein guéris sans opération , et parmi les moyens curatifs il indique la gangrène, la carotte, le remède de Pissier, la métastase. Ces observations elles-mêmes devraient être mises entre les mains de tous les élèves pour leur apprendre de quelle manière il ne faut pas observer. Nous en citerons un échantillon. Nous trouvons à la page 152 le titre d'une observation : Cancer ulcéré guéri par le suc gastrique. Cette observation se termine (page 154) en ces termes : « Peu de temps après , nous apprîmes que son cancer avait repris » sa progression et la fit bientôt périr. » La malade est donc morte

(1) Ce n'est que de nos jours qu'on a donné à ce mot la signification de tubercule en anatomie pathologique.

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