Médecin hollandais
trace de fusion. Or le pouvoir conducteur est évidemment d'autant plus grand que la partie sur laquelle la cire a été fondue s'étend plus loin.
775. Coefficients de conductibilité. — Théorie de Fourier. — Ces expériences ne pouvaient donner qu'une idée approchée, et non la mesure, des pouvoirs conducteurs. Fourier, en traitant la question par le calcul, détermina les conditions qui permettent de déterminer avec précision les coefficients de conductibilité, c'est-à-dire des coefficients numériques caractérisant les pouvoirs conducteurs relatifs des différentes substances.
1° Problème de la barre. — Il résolut d'abord le problème de la propagation de la chaleur par conductibilité dans le cas d'une barre prismatique, assez mince pour que tous les points d'une même section transversale fussent, au même instant, à la même température, assez longue pour que, l'une des extrémités étant maintenue à une température constante plus ou moins élevée, l'autre extrémité ne reçût aucune portion de chaleur qui élevât sa température au-dessus de la température ambiante. C'est ce qu'il a appelé le problème de la barre. Ayant pris pour inconnue l'excès de température t sur la température ambiante d'une tranche placée à la distance x de la source, il trouva la formule
N étant une constante qui représente l'excès de température à l'origine (c'està-dire au point pour lequel x = 0), e la base des logarithmes népériens et a une quantité constante pour une même substance, mais variable d'une substance à l'autre.
2° Problème du mur. — Cette constante n'est pas le coefficient de conductibilité proprement dit, mais elle est liée à ce coefficient par une relation simple. Il trouva cette relation en traitant le problème du mur, c'est-à-dire la conductibilité de la chaleur dans un mur, fait de la même substance que la barre, d'une épaisseur finie, et dont les deux faces, parallèles et indéfinies, sont maintenues à des excès de température constants T et Tv
Il définit alors le coefficient de conductibilité la quantité de chaleur qui traverse, dans l'unité de temps, l'unité de surface d'une tranche quelconque du mur parallèle aux faces.
Soient a' et a les constantes de deux barres de substances différentes, K et K
les coefficients de conductibilité correspondants; ces quatre quantités sont liées
K a'2 par la relation — =— -> à la condition que les surfaces extérieures des barres
aient même pouvoir émissif, ou, comme on dit, même conductibilité extérieure. On réalise cette condition en les recouvrant d'une mince couche d'un même vernis.
Les expériences de Despretz, puis celles de Wiedemann et Franz, ont permis
de mesurer les constantes a et a', et par suite les rapports -jr, avec beaucoup
de précision.
77-4. Expériences de Despretz. — 1° Appareil. — Dans une barre prismatique on a pratiqué, de décimètre en décimètre, de petites cavités ; on les a remplies de mercure et dans chacune d'elles on a plongé la boule d'un petit thermomètre (fig. 777). La barre étant exposée par un bout à une source de chaleur qui lui donne une