‹ Traitâe âelâementaire de physiqueChapitre 129 sur 255 · Conséquences de la loi de Newton. — 1° Lorsqu'un corps · texte numérisé non relu

Conséquences de la loi de Newton. — 1° Lorsqu'un corps

est exposé à une source de chaleur constante, sa température ne saurait s'élever indéfiniment ; car la quantité de chaleur qu'il reçoit dans l'unité de temps est toujours la même, tandis que celle

PROPAGATION f)E LA CHALEUR PAU, RAYONNEMENT. 1003

qu'il perd croit en même temps que l'excès de sa température sur celle de l'air ambiant. Il vient donc un moment où la quantité de chaleur absorbée est égale à celle qui est émise et la température du corps qui se réchauffe reste alors stationnaire.

2° Théorie du thermomètre différentiel. — En appliquant la loi de Newton au thermomètre différentiel précédemment décrit (620) on démontre que ses indications sont proportionnelles aux quantités de chaleur qu'il reçoit. Soit, en effet, un thermomètre différentiel dont l'une des boules est exposée au rayonnement d'une source constante : l'instrument indique d'abord des températures croissantes, puis devient bientôt stationnaire. A ce moment, la quantité de chaleur que reçoit la boule chauffée est égale à celle qu'elle perd. Mais cette dernière, d'après la loi de Newton, est proportionnelle à la vitesse de refroidissement et par suite à l'excès de la température de la boule sur celle de l'enceinte ; donc cet excès, qui est marqué par l'instrument, est proportionnel à la quantité de chaleur que reçoit la boule chauffée.

786. Équilibre mobile de température OU Hypothèse de Prévost.

— Deux hypothèses ont été faites sur le rayonnement. On a supposé d'abord que lorsque deux corps, à des températures inégales, sont en présence, il y a seulement rayonnement du corps le plus chaud vers le plus froid, et qu'il n'y a point de rayonnement inverse. Cet état durerait jusqu'à ce que la température du corps le plus chaud, en s'abaissant graduellement, devînt la même que celle de l'autre corps, et alors tout rayonnement cesserait.

Cette hypothèse a été remplacée par la suivante, due à Prévost, de Genève. Tous les corps, quelle que soit leur température, émettent et reçoivent constamment de la chaleur dans toutes les directions. Alors il y a perle, c'est-à-dire refroidissement, pour ceux dont la température est la plus élevée, parce que les rayons qu'ils émettent sont plus intenses que ceux qu'ils reçoivent. Au contraire, il y a gain, c'est-à-dire cchauffement, pour ceux dont la température est la moins élevée. Il arrive ainsi un moment où la température est la même de part et d'autre; mais alors l'échange de chaleur entre les corps ne cesse pas, et comme chacun d'eux en reçoit autant qu'il en émet, la température reste partout constante. C'est cet état particulier qu'on désigne sous le nom iï équilibre mobile de température.

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