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RÉFLEXION ET DIFFUSION

de la règle est une tige I, qui soutient un limbe gradué dont le zéro correspond à la direction de la règle MN, et, par suite, du faisceau Sm. Le limbe est percé à son centre d'un trou dans lequel tourne un axe qui porte un miroir métallique plan m. Autour de la tige I tourne librement une alidade L, sur laquelle est fixée la

Fig. 787.

pile thermo-électrique P en communication avec son galvanomètre G. Entre la pile et le limbe gradué est une tige n, recourbée, à son extrémité, vers le bord du limbe gradué, pour marquer sur celui-ci les déplacements angulaires de l'alidade. Enfin, un écran coudé H1, porté par Falidade, se place entre la source de chaleur et la pile, afin que celle-ci ne reçoive que la chaleur réfléchie par le miroir.

Expérience. — On commence par abaisser l'écran K. Un faisceau de chaleur passe par le trou de l'écran F, tombe sur le miroir m et s'y réfléchit. Si l'alidade n'est pas dans la direction du faisceau réfléchi, celui-ci ne rencontre pas la pile, et le galvanomètre reste au zéro; mais si l'on tourne lentement l'alidade, on trouve une position où le galvanomètre marque une déviation maximum, ce qui a lieu quand la pile reçoit en plein le faisceau réfléchi. Or, si l'on note alors la position, sur le limbe gradué, d'une petite aiguille qui est parallèle à la normale au point d'incidence, on observe quelle partage en deux parties égales l'angle formé par le faisceau incident et le faisceau réfléchi, ce qui démontre la première loi.

La seconde loi est démontrée par la même expérience; car les pièces de l'appareil sont disposées de manière que les rayons incidents et réfléchis

1. Dans le dessin, pour ne pas masquer la pile, on n'a pas mis l'écran à la place qu'il doit occuper.

soient dans un même plan qui est horizontal et, par suite, perpendiculaire à la l'ace verticale du miroir.

2° Expérience des miroirs ardents. — Cette expérience fut faite pour la première fois, à Genève, par Pictet et Saussure; elle est connue sous le nom d'expérience des miroirs conjugués ou des miroirs ardents. Elle montre l'existence des foyers calorifiques des miroirs concaves et démontre par conséquent que les lois de la réflexion de la chaleur sont identiques à celles de la lumière.

Deux réflecteurs M et N (fig. 788) sont disposés à 4 ou 5 mètres

Fi^. 7X8.

de dislance, de manière que leurs axes coïncident. Au foyer de l'un, dans un petit panier de fil de fer A, on place des charbons incandescents; au foyer de l'autre, un corps inflammable B, de l'amadou par exemple. Les rayons émis par la source A se réfléchissent une première fois sur le miroir M. Ayant pris, par l'effet de cette réflexion, une direction parallèle à l'axe, ils viennent se réfléchir une seconde fois sur l'autre réflecteur et concourir en son foyer B. Ce qui le prouve, c'est que le morceau d'amadou placé en ce point prend feu, tandis qu'en deçà et au delà du foyer il ne s'enflamme pas.

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