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POUVOIRS RÉFLECTEUR ET DIFFUSIF

un corps et celle que réfléchit un aulre corps type, lequel était ordinairement le cuivre jaune poli.

Afin d'étudier ce pouvoir pour diverses substances sans construire de réflecteur avec chacune d'elles, Leslie disposa ses expériences comme le montre la figure 790.

Appareil et mesure. — La source de chaleur est un cube M rempli d'eau à

Fig. 790.

100°. Sur l'axe d'un réflecteur N, entre [le foyer et! le miroir, est fixée une plaque a de la substance dont on cherche le pouvoir réfléchissant. Les rayons, émis par la source et réfléchis une première fois sur le miroir, rencontrent la plaque a, s'y réfléchissent de nouveau et viennent former leur foyer entre la plaque et le miroir, en un point où l'on place la boule d'un thermomètre différentiel. Or, le réflecteur et le thermoscope restant les mêmes, et l'eau du cube étant toujours à 100°, on observe que la température accusée par le thermomètre varie avec la nature des plaques a. De là on déduit, non pas le pouvoir réflecteur d'un corps, mais le pouvoir réfléchissant, tel que nous l'avons défini plus haut.

Résultats. — En représentant par 100 le pouvoir du cuivre jaune, pris pour terme de comparaison, Leslie a formé le tableau suivant des pouvoirs réfléchissants de certaines substances.

Cuivre jaune poli 100

Argent 90

Étain plané 80

Acier 70

Plomb 60

Encre de Chine , . . 15

Étain amalgamé 10

Verre 10

Verre huilé. . 5

Noir de fumée. 0

2° Expériences de Melloni. — Melloni le premier a déterminé, à l'aide du thermomultiplicateur, le pouvoir réflecteur absolu (tel que nous l'avons défini ci-dessus) d'un certain nombre de substances. Desains a repris ces mesures en perfectionnant les procédés.

5° Expériences de Paul Desains. — L'appareil était disposé comme l'indique la figure 787. Après avoir enlevé la plaque >//, on tournait l'alidade R jusqu'à ce qu'elle fût dans le prolongement de la règle MN : la pile recevant directement la chaleur de la source, l'aiguille du galvanomètre marquait, par exemple, 18 degrés. Puis l'on mettait sur le limbe gradué une plaque m, bien polie, du métal dont on cherchait le pouvoir réflecteur et l'on tournait l'alidade jusqu'à ce que la pile reçût la chaleur réfléchie par la plaque : le galvanomètre marquait alors une déviation moindre, par exemple 15 degrés. Par conséquent le pouvoir absolu de la plaque était, par définition, égal à {f.

Résultats. — Desains a trouvé ainsi les pouvoirs absolus suivants, pour une incidence de 50 degrés.

Plaqué d'argent 0,97

Or 0,95

Laiton et cuivre rouge. . . 0,93

Platine 0,85

Acier 0,82

Zinc 0,81

Fer 0,77

Fonte de fer 0,74

On verra plus loin (797) quelles causes font varier le pouvoir réflecteur d'une même substance.

793. Pouvoir diffusif. — On appelle pouvoir diffusif absolu d'une substance (pour la chaleur) le rapport de la quantité totale de chaleur diffusée dans toutes les directions à la quantité de chaleur incidente.

Le pouvoir diffusif dépend de la source de chaleur et de la surface réfléchissante. Avec le noir de fumée, les métaux et le verre polis, il est très faible et peut être négligé. Avec les métaux mats, le verre dépoli, le papier, le blanc de céruse, le pouvoir diffusif est plus ou moins grand, suivant la source de chaleur.

794. Pouvoir absorbant. — I. Définitions. — Les corps ont la propriété de laisser pénétrer dans leur masse une portion plus ou moins grande de la chaleur incidente : on exprime cette propriété en disant qu'ils possèdent un pouvoir absorbant pour la chaleur. On mesure soit les pouvoirs absorbants absolus, soit les pouvoirs absorbants relatifs.

Le pouvoir absorbant relatif est le rapport de la quantité de chaleur absorbée par un corps à celle qu'absorberait, dans les mêmes conditions, un autre corps, pris pour terme de comparaison. Le pouvoir absorbant absolu serait le rapport de la chaleur absorbée à la chaleur incidente.

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