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CHAPITRE XVIII

MACHINES THERMIQUES.

817. Machines à vapeur. — Les machines à vapeur sont des appareils qui servent à utiliser la force élastique de la vapeur d'eau comme force motrice. Dans les machines généralement usitées, la vapeur, en se détendant, imprime à un piston un mouvement rectiligne alternatif, qui est ensuite transformé en un mouvement circulaire continu, à l'aide de divers organes mécaniques. Ces machines sont dues à Watt, célèbre ingénieur anglais. Nous décrirons ci-après les deux types principaux de machines à vapeur, à savoir la machine fixe et la locomotive, et nous indiquerons le principe des autres machines.

Toute machine à vapeur se compose de deux parties bien distinctes, l'appareil où se produit la vapeur et la machine proprement dite.

818. Générateur de vapeur. — On appelle générateur, ou chaudière, l'appareil qui sert à la production de la vapeur. La figure 802 représente une vue longitudinale et la figure 805 une coupe transversale d'un générateur de machine fixe. Ceux des locomotives et des bateaux à vapeur en diffèrent beaucoup.

Chaudière à bouilleurs. — Ce générateur consiste en un long cylindre de tôle PQ fermé à ses deux extrémités par deux calottes sphériques. Au-dessous sont deux cylindres B, B, d'un plus petit diamètre, également en tôle, et communiquant avec le générateur chacun par deux tubulures. Ces cylindres se nomment bouilleurs. Destinés à recevoir le coup de feu du foyer, ils sont complètement remplis d'eau, tandis que le cylindre PQ l'est seulement à un peu plus de moitié. Au-dessous des bouilleurs est le foyer, dans lequel on brûle de la houille ou du coke. Afin de multiplier la

105'2 CHALE IIP».

surface de chauffe el d'utiliser toute la chaleur entraînée par les produits de la combustion, on fait circuler ceux-ci dans des conduits de briques qui entourent les parois des bouilleurs et du générateur. Ces conduits, qu'on nomme carneaux, divisent le fourneau en deux compartiments horizontaux F, F et D, C, I) (fig. 805). En outre, le compartiment supérieur est partagé en trois carneaux distincts, D, C, D, par deux cloisons verticales, qui ne sont pas représentées dans le dessin et qui correspondent des deux côtés aux bouilleurs. La flamme et les produits de la combustion, rasant d'abord le dessous des bouilleurs d'avant en arrière, reviennent en sens contraire par le carneau central; puis, se divisant, ils se rendent enfin par les carneaux latéraux

D, D dans le tuyau K de la cheminée, d'où ils se perdent dans l'atmosphère.

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