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universel : c'est cette dernière qui traverse l'objet placé sur le plateau.

968. Électromètre condensateur de Volta. — Description et principe. — L' électromètre condensateur, imaginé par Volta, n'est autre chose que l'électroscope à feuilles d'or déjà décrit (940), rendu beaucoup plus sensible par l'addition d'un condensateur. La tige

Fig. 906.

de cuivre qui porte les petites feuilles d'or se termine, à la partie supérieure, non par une boule de laiton, mais par un disque de même métal, sur lequel peut s'appliquer un second disque semblable, muni d'un manche de verre. Les deux disques sont recouverts d'une couche de vernis à la gomme laque, qui les isole : l'ensemble des plateaux métalliques et du vernis isolant constitue un condensateur.

Fonctionnement. — Cet appareil permet, non pas de mesurer, mais ;de manifester l'existence de certaines sources d'électricité continues et de faible potentiel, qui n'agiraient pas sur l'électro-

scope à feuilles d'or. Pour s'en servir, on fait communiquer la source avec le plateau inférieur qui sert de collecteur, et l'on met le plateau supérieur en communication avec le sol, en le touchant avec le doigt mouillé (fig. 907). Les deux électricités s'accumulent alors sur les plateaux, absolument comme dans le condensateur dVEpinus. L'appareil étant ainsi chargé, on relire le doigt d'abord, puis la source d'électricité, sans qu'on observe encore aucune

Fig-, 907.

divergence; mais si l'on enlève le plateau supérieur (fig. 908) 1 électricité du second plateau, laquelle est de même espèce que celle de la source, se distribue alors sur la tige et sur les feuilles d or, et celles-ci divergent plus ou moins fortement. On augmente la sensibilité en adaptant au pied de l'appareil deux tiges de cuivre terminées par des boules de même métal quî, en s'électnsant par l'influence des feuilles d'or, réagissent sur elles et en augmentent l'écart.

969. Électromètre à décharges, OU Bouteille de Lane. — Tandis que les électromètres décrits jusqu'ici ne servent qu'à mesurer

des charges électriques très faibles, la bouteille de Lane (qui date de plus d'uu siècle) est destinée à mesurer des charges intenses; elle permet de comparer les débits de machines électriques puissantes, comme celles de lîoltz et de Ramsden.

Elle consiste en une bouteille de Leyde dont l'armature interne est mise en communication par un cordon métallique avec la source électrique (fig. 909). La bouteille repose sur un plateau

Fig. 909.

de laiton par son armature externe; celle-ci, par une lame et une tige a de laiton, est en communication avec un bouton n, qu'on peut rapprocher plus ou moins de l'armature interne de la bouteille. Lorsque la différence des potentiels sur les deux boutons m et n est devenue assez grande pour vaincre la résistance de l'air, des étincelles successives éclatent d'un bouton à l'autre et déchargent la bouteille : à distance égale des boutons, le nombre des étincelles dans l'unité de temps est proportionnel à la quanlité d'électricité fournie par la source. Cette bouteille fait l'office d'une espèce de jauge pour mesurer l'électricité qui s'écoule de la source : l'unité de mesure est alors la quantité d'électricité qui se dégage à chaque étincelle; elle varie avec la capacité électrique de la bouteille et avec sa distance explosive (écartement des boutons).

970. Théorie de la condensation électrique. — Condensateur sphérique. — Le phénomène de la condensation électrique n'est pas autre chose qu'un cas particulier de l'influence électrostatique. Il y a condensation toutes les lois que l'inducteur A est en communication permanente avec une source

électrique de potentiel constant V, et que l'induit B est maintenu à un potentiel nul par une communication permanente avec le sol.

On peut s'en rendre compte aisément dans le cas du condensateur sphériquc, qui est théoriquement le plus simple et le plus parfait des condensateurs. L'inducteur A est une sphère métallique de rayon ?, communiquant avec une source positive de potentiel V, assez éloignée pour ne pas exercer d'influence; l'induit B est une autre sphère métallique plus grande, de rayon R, concentrique à la première et communiquant avec le sol. Elle prend, par induc-

Fig. 910.

tion, une charge négative — Q, égale, en valeur absolu*1, à la charge positive + Q de l'inducteur, et elle est maintenue au potentiel zéro (fig. 910).

Or on peut calculer directement le potentiel de l'armature interne, en fonction de sa charge. La couche électrique étant en équilibre sur le conducteur,

on n'a qu'à former la somme 2 - pour son centre. On a, en appliquant

l'équation générale de l'induction électrostatique (938),

Le potentiel du centre, et par conséquent de l'armature elle-même, est donc

En exprimant qu'il est égal à celui de la source, on a l'équation

T-Qg-Î).

Supposons maintenant que la sphère A, au lieu d'être l'armature interne d'un condensateur, soit complètement isolée dans l'espace. Si on la met en communication avec la même source, elle se mettra nécessairement au même poten-

tiel V, mais elle prendra une charge Qd inférieure à Q. En effet, si l'on calcule maintenant le potentiel du centre, on trouve — ' , et l'on a l'équation

Or, en comparant les deuxièmes membres des deux équations, on voit qu'ils sont formés chacun de deux facteurs dont les produits sont égaux.

Le facteur (

( 77 ) étant évidemment plus petit que le facteur -> il en

\ p II/ o

résulte nécessairement que l'autre facteur Q est p lus grand que le facteur Q, . Donc la charge qu'il faut donner à un conducteur pour V élever à un potentiel déterminé est plus grande lorsqu'il fait partie d'un condensateur que lorsqu'il est isolé.

C'est en cela que consiste la condensation.

Remarque. — D'après la définition de la capacité électrique, si l'on a dans le premier cas

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