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DÉPLACEMENT DES COURANTS PAR LES COURANTS

2° Dans les expériences qui précèdent et dans celles qui suivent, il est souvent nécessaire de renverser le sens des courants. On arrive à ce résultat en faisant passer les courants dans de petits appareils qu'on nomme commuta-

Fig. 960.

teurs. On en construit de différents systèmes. Nous décrirons ici le commutateur de Bertin et plus loin celui de Ruhmkorff.

1034. Commutateur de Bertin. — Ce commutateur est le plus commode des appareils de ce genre; il offre l'avantage de montrer immédiatement le sens du courant. Il consiste en une petite planchette sur laquelle est un disque d'ebonite qu'on fait tourner sur un axe central à l'aide d'une poignée m

Fig. 961.

fig. 961), entre deux arrêts c, c'. Sur le disque sont iixées deux lames de cuivre dont l'une o est toujours [positive, étant en communication par l'axe et par la lame -+- avec la borne P qui reçoit le rhéophore positif de la pile ; l'autre i e, recourbée en fer à cheval, est en communication par frottement au-dessous du disque avec une lame —, qui se rend à la borne négative N. Sur le bord opposé

de la planchette sont deux bornes b, />', auxquelles sont adaptées deux lames élastiques de cuivre r, r',

Le disque étant tourné comme le montre la figure, le courant qui arrive à la borne P gagne la pièce o, la lame r et la borne b, qui, par une seconde lame ou par un fil de cuivre, le conduit à l'un des appareils d'Ampère (fig. 937, 958, etc.). Puis, revenant à la borne b', le courant gagne la lame r', la pièce le et enfin la borne N qui le ramène à la pile. Si le disque est tourné de manière que la poignée m soit h égale distance de c et de c\ les pièces o et ie n'étant plus en contact avec les lames ?-, r', le courant ne passe pas ; et si m est tourné jusqu'en c, la lame o touchant r', le courant se rend à la borne b' d'abord et revient par b : il est alors renversé.

1035. Lois des courants angulaires. — 1° Deux courants rectilignes dont les directions forment un angle, s'attirent lorsqu'ils s'approchent ou s'éloignent tous les deux du sommet.

2° Ils se repoussent si, l'un marchant vers le sommet de l'angle, l'autre s'en éloigne.

On démontre ces lois au moyen de l'appareil de la figure 957,

Fig. 982.

en y remplaçant le circuit mobile par le circuit BC (fig. 962). Disposant alors le multiplicateur horizontalement, de façon que son courant soit de même sens que dans le circuit mobile, si Ton écarte celui-ci et qu'on fasse passer le courant, le circuit se rapproche aussitôt, ce qui vérifie la première loi.

Pour vérifier la seconde, il suffit de retourner le multiplicateur de façon que les courants soient de sens contraires, et aussitôt iî y a répulsion (fig. 965).

Conséquence. — Ampère a conclu de cette loi que, dans un courant rectiligne, deux éléments consécutifs se repoussent.

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