R. Colson, loc. cit
d'eux ; ils sont alors dans un circuit complètement fermé : c'est la disposition la plus avantageuse.
Dans le cas où la distance des deux postes est assez grande, on peut relier les deux appareils, comme des appareils télégraphiques, par un seul fil de ligne, à la condition de mettre à la terre le second fil de chaque appareil.
On emploie souvent aussi deux appareils à chaque station. La personne qui parle en tient un à l'oreille et l'autre à la bouche ; l'auditeur les applique tous deux à l'une et l'autre oreille, ce qui double l'intensité de la sensation.
Remarque. — Lorsque le téléphone Bell est établi dans de bonnes conditions d'isolement, le fonctionnement en est excellent; mais dans la pratique, comme les fils conducteurs des lignes un peu longues subissent des déperditions ou des perturbations nombreuses et très diverses, les courants induits et, par suite, la parole transmise arrivent au récepteur considérablement affaiblis.
1160. Téléphones à pile. — Téléphone Ader. — Nous prendrons pour type de ces appareils le téléphone Ader, qui est presque exclusivement employé sur les lignes téléphoniques françaises. Dans ce téléphone le récepteur est un téléphone Bell, modifié par Ader, tandis que le transmetteur est un appareil tout différent, qui est fondé sur le microphone Hughes.
1° Récepteur. — Le récepteur Ader est un téléphone magnétique analogue à celui de Bell.
Il s'en distingue par la forme circulaire de son aimant A qui peut servir de poignée et par l'addition d'un anneau en fer doux XX qui sert d'armure à l'aimant et en surexcite les réactions magnétiques. La bobine induite est partagée en deux hélices BB, enroulées chacune autour d'un pôle de l'aimant. Le diaphragme vibrant est une plaque métallique placée en face et tout près des deux pôles (fig. 1083).
Ce téléphone ne fonctionne que comme récepteur, mais il pourrait fonctionner aussi comme transmetteur, de la même manière que le téléphone ordinaire de Bell.
2° Transmetteur microphonique. — Le principe de ce transmetteur est le suivant : On utilise les vibrations sonores de la plaque, non plus pour engendrer des courants induits qui doivent être lancés dans le fil de ligne, mais pour produire des variations d'intensité dans un courant voltaïque provenant dîme pile locale. L'organe essentiel de ce transmetteur est le microphone de Hughes.
1161. Microphone de Hughes. — Le microphone est fondé sur ce principe que, si dans un circuit parcouru par un courant on place un téléphone, et en même temps un cylindre de charbon pouvant être ébranlé sur ses contacts, les plus légères vibrations imprimées au charbon modifient assez la résistance des points de contact, et par suite l'intensité du courant, pour produire des effets téléphoniques. Quoique le microphone soit tout récent, on en a déjà varié beaucoup la forme. La figure 1084 représente la plus généralement adoptée.
Sur une planchette horizontale en est fixée une seconde, traversée par deux charbons de cornue n et o, qui communiquent respectivement avec deux bornes métalliques derrière la planchette. Chaque charbon porte une cavité où s'en-
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gage un charbon c un peu gros, long de 4 centimètres environ, et libre assez
Fig. 1083.
Fig. 1084.
pour pouvoir ballotter légèrement dans la cavité supérieure. Pour écarter les
vibrations extérieures, on place sous la planchette horizontale des tubes de caoutchouc ou de la ouate. Euf.n, des deux bornes en contact avec les charbons » et o partent deux fils de cuivre qui se rendent à un téléphone récepteur " dans le crcu.t sont interposés 2 ou 3 éléments de Daniell ou de Leclanché
L appareil étant ainsi disposé, le plus faible son produit sur la planchette horizontale ébranle le charbon c, et, en modifiant ses contacts, fa t varier 1 intensité du courant en amplifiant considérablement le son : de là le nom de microphone ; donné à l'instrument, par analogie avec le microscope 'e™ ainsi que le tic-taç d'une montre, la marche d'un insecte sur la 2c„e«e TnïTf breS V,' dJStanCe dC P'UsieUrs mètres' q"31"1 °» appliquele tll: Sorrs o,le:,LeSrroles Pr°n°«<^ à voix basse sont transmise au téléphone a 8 ou 9 mètres de distance. Les sons propagés par l'air saunent fort peu en passant dans le microphone; il faut que les sons soient °tran mis comme dans la figure 1084, par une série continue de corps solides Jla2STtU7i& Charb°n °U mic''0Ph<>nique. - Le transmetteur Ader a pour EeJ SS?n tel un microphone. C'est un microphone multiple, constitué par uouze charbons, disposes comme une espèce de double grille EE (fie. 1085) Il est applique a la face inférieure d'une petite planchette en sapin, dont on voit le dessous (fig. 1085) et le dessus («g. 1086). On parle au-dessus de cette plancb7ti£ nhône S, un PuP"re, et les vibrations se communiquent alors au microphone, lequel fonctionne comme celui de Hughes
1162. Installation complète d'un téléphone Ader. - Chaque poste téléphonique comprend un transmetteur, avec sa pile locale, deux parleurTet
x^er-
I'ig. 1085.
une sonnerie. On voit en M le bouton de la sonnerie. C'est un interrupteur ordinaire, analogue au manipulateur Morse, qui est placé en dériva tons», un fi spécial dans le circuit général. En pressant le bouton àt staUon de départ, on ferme le circuit dérivé, on lance le courant dans la sonnerie de a station d armée, qui fonctionne si les deux parleurs sont en place- en effet le cM'cnt de la Be„„ett« n'est femié qu'autant que lé, : deux récepteur. "ont
accrochés aux crochets c; ils appuient alors sur deux nière à établir la communication; mais dès qu'on le: