INSTRUMENTS QUI GROSSISSENT OU MICROSCOPES
497. Loupe ou Microscope simple. — Définition et description schématique. — La loupe ou microscope simple est un instrument destiné à donner des images virtuelles et amplifiées des petits objets dont les détails échapperaient à l'oeil nu.
Il est formé simplement d'un oculaire convergent, c'est-à-dire d'une lentille convergente qu'on place devant l'œil pour regarder
les petits objets. La lentille est à court oyer, et Ton met les objets en deçà de son foyer principal.
Marche des rayons. — Soit l'objet AB, que l'on veut observer (fig. 564) : on en construira l'image en appliquant la règle générale (428). Pour cela, on mène d'abord les axes secondaires AO et BO; puis des rayons parallèles à l'axe, qui sont réfractés de manière à passer par le foyer principal de l'autre côté de la lentille : leurs prolongements vont couper les axes secondaires en
Fig. 564.
des points A' et B' qui sont les foyers virtuels des points A et B. On a donc en A'B' l'image virtuelle droite et amplifiée de l'objet AB.
Mise au point. — Pour que l'image virtuelle des objets présente une grande netteté unie au maximum d'amplification, il ne suffit pas que ces objets soient fortement éclairés, il faut encore que l'image se forme à une distance déterminée, qu'on appelle distance minimum de la vision distincte. Nous verrons, en effet, en traitant de la vision, qu'il y a pour chaque œil une distance en deçà de laquelle il ne voit plus nettement. Elle varie avec les individus ; mais pour un œil bien conformé elle est comprise dans les limites de 25 à 50 centimètres. Il n'y a pas d'ailleurs de distance maximum de la vision distincte, du moins pour l'œil bien conformé. Il y a intérêt, au point de vue du grossissement, à produire l'image virtuelle le plus près possible de l'œil. C'est donc à environ 25 ou 50 centimètres de l'œil que doit se former l'image.
Chaque observateur doit mettre au point pour sa vue. Cela se fait en modifiant très peu la distance de la lentille à l'objet ; on sait (fig. 567) qu'un léger déplacement de l'objet en imprime un très grand à l'image.
Diamètre apparent. — On nomme {fraudeur apparente, ou diamètre apparent d'un objet AB, l'angle sous lequel on le voit, c'est-à-dire l'angle ÀOB (fig. 565), formé par deux rayons visuels menés du centre de la pupille aux deux extrémités d'une même dimension de l'objet.
Dans la théorie et dans les applications des instruments d'optique, les angles sont toujours assez petits pour qu'on puisse leur substituer leurs tangentes (théorie des rayons centraux). Nous pourrons donc appliquer constamment à la mesure du grossissement les deux principes suivants :
I. Pour un même objet vu à des distances inégales, le diamètre apparent est en raison inverse de la distance à Vœil de l'observateur.
II. Pour deux objets vus à la même distance, le rapport des diamètres apparents est le même que celui des grandeurs absolues.
Fig. 565 et 566.
En effet, supposons que l'objet AB (fig. 565) soit transporté en ab, à une clistence telle, que Oc soit la moitié de OC. Les triangles rectangles ACO et acO fournissent les égalités
tang AOC = r^> et tang aOc = — »
,, . tang «OC ac C0 tang AOL Ac co
a = AG et cO =