GA.NOT
des deux cnstauxsont parallèles ; le faisceau extraordinaire est éteint lorsque, au contraire, les sections principales des deux cristaux sont croisées. Or nous avons vu précédemment que le nicol ne laisse passer que les vibrations parallèles à sa petite diagonale : donc les vibrations du rayon extraordinaire sont parallèles à la petite diagonale du nicol, et les vibrations du rayon ordinaire sont perpendiculaires à la petite diagonale du nicol. Autrement dit, le rayon ordinaire est polarisé dans le plan de la section principale du nicol (ou, dans le plan, de la section principale du spath, puisque les deux sections sont parallèles lorsqu'il y a extinction du rayon ordinaire), et le rayon extraordinaire est polarisé dans un plan perpendiculaire à la section principale.
Enfin, on voit que les deux rayons réfractés qui sortent d'un spath sont polarisés à angle droit. Il en est de même pour tout cristal biréfringent.
11. Polarisation par réflexion. — 1° Expérience de Malus. — De 1672 à 1808 aucun fait nouveau ne fut ajouté à l'expérience d'Huygens. Ce fut le hasard qui amena la découverte d'un nouveau procédé de polarisation et qui provoqua l'étude approfondie du phénomène lui-même. Un jour le physicien français Malus*, observant, de sa maison, la lumière réfléchie sur les vitres du palais du Luxembourg, s'aperçut qu'elle pouvait être éteinte avec un spath, et que par conséquent elle était polarisée. Voici comment on peut répéter cette expérience : On envoie un faisceau de lumière naturelle sur une glace verticale, de manière à la réfléchir horizontalement, sous une incidence convenable. Si l'on reçoit le faisceau réfléchi sur un nicol, on peut l'éteindre complètement pour une orientation convenable du nicol : donc le rayon réfléchi est polarisé. Au moment de l'extinction, on remarque que la grande diagonale du nicol est verticale : donc la vibration du rayon réfléchi est également verticale, c'est-àdire perpendiculaire au plan de réflexion, lequel est horizontal. Donc le rayon réfléchi est polarisé dans le plan de réflexion (ou d'incidence).
2* Angle de polarisation. — La réflexion, comme la double réfraction, opère donc une sorte de triage des vibrations lumineuses. Ce triage est d'autant plus parfait, et la polarisation qui en résulte est d'autant plus complète, que l'angle de réflexion est plus convenable.
L'angle pour lequel la polarisation est maximum s'appelle Yangle de polarisation. Il est de 34° 25' à la surface du verre. Quand le rayon incident y fait un angle d'incidence égal à 31° 25', toutes les composantes des vibrations lumineuses qui sont perpendiculaires au plan d'incidence, c'est-à-dire parallèles à la surface réfléchissante, sont réfléchies, et toutes les autres composantes sont éteintes.
3° Loi de Brewster. — Tous les corps peuvent, comme le verre, polariser la lumière par réflexion, mais plus ou moins complètement et sous des angles de polarisation très divers.
Le marbre noir, par exemple, polarise complètement la lumière, tandis que le diamant, le verre ordinaire, le verre d'antimoine ne la polarisent que partiellement. De tous les corps, ce sont les métaux qui ont le plus faible pouvoir polarisant.
Quant aux angles de polarisation, ils varient avec les diverses substances, d'après la loi suivante, due à Brewster :
L 'angle de polarisation est V angle d'incidence pour lequel le rayon réfléchi est perpendiculaire au rayon réfracté.
Ainsi, lorsqu'un rayon lumineux SI (fig. 650) tombe sur une glace de verre sous Yangle de polarisation (35° 25'), il se partage en deux rayons, l'un IR qui est réfléchi dans l'air sous un angle de réflexion égal à l'angle d'incidence, et l'autre \r qui est réfracté dans le verre, perpendiculairement au rayon IR. La loi de Brewster se vérifie pour tous les corps qui réfléchissent et réfractent la