‹ Traitâe âelâementaire de physiqueChapitre 70 sur 255 · VT · texte numérisé non relu

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Résultats généraux. — Lois de Gay-Lussac. — Ces expériences conduisirent Gay-Lussac aux mêmes résultats généraux que Dallon. On en donne ordinairement les énoncés suivants, connus sous le nom de lois de Gay-Lussac.

1° Tous les gaz se dilatent uniformément entre 0° et 100°;

2° Tous les gaz ont le même coefficient de dilatation (qui est égal

à 0,00375 ou JL\ :

5° La dilatation des gaz est indépendante de la pression extérieure.

Discussion des expériences de Gay-Lussac. — Rudberg, Regnault et Magnus ont successivement constaté que pas une des lois de Gay-Lussac n'est rigoureusement exacte. En particulier, le nombre 0,00575 ne représente nullement le coefficient de tous les gaz ; il est même trop grand pour représenter celui de fair atmosphérique (nous verrons ci-dessous que le vrai coefficient est sensiblement égal à 0,003665).

L'imperfection des résultats de Gay-Lussac provient de deux causes d'erreur inhérentes à ses expériences : 1° le gaz n'était pas complètement desséché; 2° l'index de mercure, qui se déplaçait dans le tube, ne le fermait pas hermétiquement, de sorte qu'il y avait communication entre l'air extérieur et l'intérieur de l'appareil. Dans les méthodes employées, après Gay-Lussac, par Regnault et par divers expérimentateurs pour mesurer la dilatation des gaz, ces causes d'erreur furent soigneusement évitées.

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