TEMPE- RATURES
Ether. .
Acide sulfureux.
Ammoniaque.
TENSIONS
en millimètres
692 Tensions maxima des dissolutions salines ou acides. — Lorsque l'eau, ou tout autre liquide, tient en dissolution un sel, un acide, une sub-
VAPORISATION DANS LE VIDE
stance quelconque, l'expérience montre que, à température égale, la tension de la vapeur est moindre que lorsque le liquide est à l'état de pureté, et d'autant moindre que la dissolution est plus concentrée.
Si la substance dissoute est elle-même volatile, la tension des vapeurs mélangées qui se produisent est moindre que la somme de leurs tensions respectives, à température égale.
693. Principe de Watt OU de la paroi froide. — Lorsque deux vases fermés, contenant un même liquide à des températures inégales, sont mis en communication, la tension finale de vapeur qui s'établit dans ces deux vases n'est pas, comme on pourrait le croire, la tension moyenne entre celles qui existaient déjà dans chacun d'eux. Par exemple, soient deux ballons, l'un, A, contenant de l'eau à zéro, el l'autre, B (fig. 722), contenant de l'eau
Fig. 722.
maintenue à 100°. Tant que les ballons ne communiquent pas, la tension est égale, dans le premier, à 4mm,6, et dans le second à 760 millimètres, d'après les tables ci-dessus. Mais aussitôt que la communication est établie par le robinet C, la vapeur du ballon B, en vertu de son excès de tension, se précipite en A; or, comme elle s'y condense immédiatement, puisque le ballon est maintenu à zéro, il en résulte que la vapeur ne peut acquérir dans le ballon B une tension supérieure à celle du ballon A ; il y a donc simplement distillation de B vers A, sans accroissement de tension.
On peut donc poser ce principe général, énoncé pour la première fois par Watt : Lorsque deux vases, à des températures iné-
gales, et contenant le même liquide en excès, communiquent entre eux, la tension de la vapeur est la même dans ces deux vases, et égale à la tension maximum qui correspond à la plus basse des deux températures.