‹ Traitâe clinique des maladies du cœur (volume 2)Chapitre 11 sur 142 · XVIII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XVIII AVERTISSEMENT

«être associée, au moins pour le diagnostic des ma- » ladies , quand on aura partout uni à la rigoureuse » observation l'examen des altérations qu'éprouvent » nos organes. Cette direction commence à être celle de » tous les esprits raisonnables ; elle sera sans doute «bientôt générale. Qu'est l'observation , si on ignore là » où siège le mal ? »

Oui, désormais, la médecine a conquis le droit àî être associée aux sciences exactes , et elle la conquis, non seulement pour le diagnostic des maladies , mais encore pour le traitement de la plupart d'entre elles. L'exactitude du diagnostic entraînait en quelque sorte à sa suite celle du traitement. D'ailleurs , en parlant ici de l'exactitude, en matière de traitement, je ne prétends pas dire que toutes les maladies peuvent être guéries, mais seulement qu'on peut déterminer exactement , en général , quel traitement convient à chacune d'elles, et quels sont les résultats qu'on doit attendre d'un mode donné de traitement dans des maladies également données.

Ceci m'engage à revenir un instant sur l'endocardite, ce point culminant de la pathologie du cœur, et je dis: Ce serait déjà, sans doute, quelque chose que d'avoir découvert une maladie si commune à la fois et si grave quand on la néglige, une maladie qui est la compagne presque inséparable des grandes phlegmasies articulaires connues sous le nom de rhumatismes articulaires ou de fièvres rhumatismales , ainsi que des violentes phlegmasies de la plèvre et des poumons; ce serait quelque chose aussi que d'en avoir porté le dia-

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