‹ Traitâe clinique des maladies du cœur (volume 2)Chapitre 10 sur 142 · DE LA. SECONDE EDITION. XVII · texte numérisé non relu

DE LA. SECONDE EDITION. XVII

Bichat a écrit : «Combien sont petits les raisonnements d'une foule de médecins, grands dans l'opinion , quand on les examine , non dans leurs livres, mais sur le cadavre ! » S'il vivait aujourd'hui , au milieu des magnifiques progrès dont la médecine s'est enrichie, il s'écrierait, sans doule : Combien sont petits les raisonnements d'une foule de médecins grands dans l'opinion , quand on les examine au lit des malades ! Ce sont bien là ces médecins auxquels l'illustre auteur des Phlegmasies chroniques faisait allusion, lorsqu'après avoir signalé toules les difficultés que présente la composition d'un ouvrage tel que celui qu'il entreprenait, il ajoutait : « Je sentis qu'un travail aussi parfait ne pouvaitsortirquedes mains d'un professeur de clinique d'une haute capacité, d'un zèle infatigable, et assez dévoué à la science pour lui sacrifier des moments qui sont le plus souvent employés dune manière toute différente par les praticiens dune grande réputation (1). »

C'est en marchant dans les fécondes et larges voies que le génie des Bichat , des Corvisart , des Broussais , des Laénnec, etc., contribua si puissamment à lui tracer, c'est en perfectionnant de plus en plus ses anciennes méthodes d'observation et en en découvrant de nouvelles, que la médecine est enfin arrivée à la régénération qui lui avait été prédite par l'immortel auteur de XAnalomie générale , dans le passage suivant : « La médecine fut long-temps repoussée du «sein des sciences exactes: elle aura droit de leur

(1) Broussais, Phlegmasies chroniques, ialroducUon,p. 3, 3* édil. I. b

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