‹ Traitâe clinique des maladies du cœur (volume 2)Chapitre 15 sur 142 · XXI Y PREFACE · texte numérisé non relu

XXI Y PREFACE

Dupuytren et des Broussnis, avait été, en quelque sorte, mise à F index par quelques hommes dont toute une génération médicale dut sucer les principes ! Réu-

vouloir jeter un coup d'oeil sur le passage suivant du discours préliminaire de Y Essai sur les maladies du cœur. ■ a

« ... Ce sérail une grande erreur de penser que l'anatomie cadavérique suf- » fit pour atteindre ce but (le diagnostic des lésinas organiques); il s'en faut » bien que la chose soit ainsi. Le médecin qui n'unirait point la physioLoCik

• à l'anatomie, resterait toujours à la vérité un prosecleur plus ou moins » adroit, industrieux et patient, mais il n'aurait jamais qu'une pratique chan- » celante et incertaine, surtout dans le traitement des lésions des organes. » Combien n'ai-je pas vu au lit des malades émettre de faux diagnostics, les

• uns accusant le foie, l'estomac d'être malades, lorsque la poitrine était » attaquée, et réciproquement ; les antres prenant pour toute espèce d'hjdro- » pisie, pour l'aMhme, e'c, une maladie du cœur! Enfin j'affirme , avec » toute la véracité dont je suis capable, qu'il n'est point d'organe que je n'aie » vu accusé faiissjemeijl , soit d'être malade, soit de ne I être pas , par des » personnes auxquelles on ne pouvait pas reprocher le manque de quelques » connaissances anatomiques. »

» Quelle est donc la source de pareilles méprises? Je l'ai dit : c'est le défaut » d'une bonne physiologie. Sans elle, en effet, à quoi bon l'anatomie?... Si » le médecin n'étudie pas sans cesse sur l'homme vivant tous les phénomènes » sensibles de faction des parties; s'il ne compare pas constamment ces phé- » nomènes sensibles et piopres de la vie et de la santé de chaque organe » avec les dérangements que chicun d'eux présente dans sa lésion , jamais,

• j'en réponds, il n'arrivera à reconnaître d'une manière sure les dérange- » ments organiques menaçants ou confirmés. »

Rapprochez de cet admirable passage le suivant , qui est emprunté à la préface de la première édition de l'Examen des doctrines , publié en 1816 par Broussais :

« Les traits caractéristiques des maladies doivent être puisés dans la phy- » siolo.ie .Formez un t :bleau aussi vai qu'animé du malheureux livré aux » angoisses de la douleur; débrouillez-moi, pal une savante analyse, les cris » souvent confus des organes souffrants; fates-moi connaître leurs influen-

• ce réciproques ; dirigez habilement mon attention vers le douloureux mo- » bile du des/rdre universel qui frappe mes sens, afin, que j'aille y porter

• avec sécurité le baume consolateur qui doit terminer cette scène déchi- » rante ; alors j'avouerai que vous êtes un homme de génie... »

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