DE LA PREMIERE EDITION. XXV
nies maintenant entre elles par le nœud le plus indissoluble , la connaissance de l'homme sain et la connaissance de l'homme malade ne forment plus que deux parties d'une seule et même science , deux branches d'un seul et même tronc.
Pour imprimer à la philosophie de la médecine son dernier perfectionnement , il ne restait plus qu'une chose à faire : c'était d'appliquer rigoureusement à l'étude de cette science les méthodes expérimentales généralement suivies dans les sciences physiques proprement dites. Or. cetteapplication est elle-même aujourd'hui un fait accompli, et, en fraternisant ainsi avec les sciences physiques, la médecine, répudiant désormais le titre d 'art conjectural dont on l'a si long-temps flétrie s'est enfin élevée au rang des sciences positives et exactes : en tant que science naturelle, et la psychologie pure mise à part, la médecine est réellement la mécanique , la physique et la chimie de l'économie vivante.
L'ouvrage que nous publions anjourd hui, comme aussi ceux que nous avons déjà publiés, porte l'empreinte de la doctrine générale que nous venons d'exposer. Quant aux découvertes nouvelles qu'il peut contenir, nous n'en offrirons un abrégé qu'après avoir rapidement signalé ici les principaux travaux de nos devanciers. En comparant ainsi les uns aux autres les nombreux ouvrages qui ont paru sur un même sujet, aux différentes époques de la médecine, on voit que, semblable à ces grands fleuves dont la source est ignorée , et qui grossissent à mesure que, dans leurs cours,