DE LA SECONDE EDITION. XIII
que pour connaître exactement les maladies d'un organe quel qu'il soit (1), il faut préliminairement connaître exactement aussi l'anatomie et la physiologie de cet organe, car les maladies ne sont évidemment que des changements survenus dans les conditions anatomiques et physiologiques que présentent normalement les organes.
Eh bien ! cherchez dans nos prédécesseurs des connaissances vraiment exactes sur l'anatomie et la physiologie du cœur : toutes vos recherches seront vaines. Or, ces connaissances forment les prolégomènes du présent ouvrage.
Vous trouverez dans ce traité une analyse, une classification précise des nombreuses lésions physiques , mécaniques, anatomiques, soit du cœur lui-même et de ses cavités , soit des valvules et de leurs orifices , et vous y apprendrez les signes positifs au moyen desquels vous pourrez diagnostiquer ces diverses lésions, en quelque sorte élémentaires . Sous ce double rapport, vous constaterez une grande lacune chez nos prédécesseurs, et leur diagnostic, au lit des malades, consiste tout au plus à reconnaître ce qu'ils appellent un anévrisme ou une lésion organique du cœur. Or , qu'est-ce , je vous prie , qu'un pareil diagnostic ? une maladie organique du cœur! Mais quelle est l'espèce
(1) Ce que je dis ici d'un organe est applicable aux liquides en général eux-mêmes et au sang en particulier, sorte d'organe liquide dont les lésions jouent un rôle si important dans les maladies.