‹ Traitâe clinique des maladies du cœur (volume 2)Chapitre 8 sur 142 · XIV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XIV AVERTISSEMENT

de cette maladie? quel est son siège précis, etc., etc.? Que signifie également cette dénomination à,anévrismei aujourd'hui qu'on l'applique, non pas à une simple dilatation du cœur, comme l'exigerait son interprétation étymologique, mais à un ensemble de lésions organiques, non moins variables dans leur nature que dans leur siège ?

Certes, avant de démontrer clairement que la plupart des cas désignés sous ce nom ftanèvrisme du cœur, loin d'être relatifs à une maladie sui generis , essentiellement différente de toutes les autres, devaient être rattachés aux suites d'une inflammation prolongée ou chronique de la membrane interne du coeur et des valvules , il y avait bien du chemin à parcourir, bien des recherches à faire , bien des observations à recueillir avec une exactitude inconnue jusque là. Ce traité prouvera cependant que ce progrès est désormais un fait accompli. Maintenant, je le demande, possédait-on une histoire exacte des maladies du cœur, quand on en était réduit à confondre entre elles tant de lésions si différentes sous tous les rapports , lorsqu'on n'avait point remonté à leur source première , et que leur mécanisme se dérobait presque complètement aux investigations des observateurs?

Acquerrez-vous dans nos prédécesseurs des connaissances positives , précises , sur l'étiologie, l'évolution , la durée, la gravité, la lèthalité ou la curabilitè des principales maladies du cœur? Non, assurément. Y trouverez-vous des règles nettement formulées sur le traitement? Nullement. Eh bien, nous avons essayé de le faire dans cet ouvrage, et ce nouveau caractère

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