‹ Traitâe clinique des maladies du cœur (volume 2)Chapitre 97 sur 142 · Coma profond [deux véslc. aux cuisses · texte numérisé non relu

Coma profond [deux véslc. aux cuisses

12. Délire loquace; soubresauts dans les tendons; langue sèche et fuligineuse. Le bruit de râpe était manifeste, les battements du cœur sourds et profonds, lé pouls petit et serré.

i3. Mort dans la soirée.

Jntopsie catlav., 06 heures après la mort.

La face interne du péricarde est recouverte , dans toute son étendue, d'une fausse membrane, de l'épaisseur d'une ligne. Cette production , rougeâtre , rugueuse, se détachait assez facilement avec le scalpel , et au-dessous d'elle le péricarde était transparent, parfaitement sain.

La cavité du péricarde contenait une assez grande quantité d'un liquide séro-sanguinolent.

Cœur un peu plus volumineux qu'à l'état normal. Une concrétion polypiforme très étendue occupait l'intérieur de l'aorte , depuis son origine jusqu'à la division de la crosse; et se prolongeait même dans les artères qui naissent de celte dernière. — Poumons sains. Légères adhérences anciennes Sur le poumon gauche.

Membranes cérébrales fortement injectées, ainsi que la substance corticale du cerveau; peu de sérosité dans les ventricules.

Les intestins et les autres organes n'offraient rien de remarquable.

PiÉtLEXiONS. — Dans les précédentes observations, l'exsudation membraneuse sécrétée parle péricarde enflammé n'a point présenté des caractères bien tranchés d'organisation. Il n'en sera pas demême dans les observations qui vont suivre : celles-ci nous offriront des rudiments du passage de la matière plastique de l'état ainorphe à l'état de tissu organisé, ou bien les caractères d'une véritable transformation celluleuse ou cellulo-fibreuse. On se tromperait ,

SECONDE CATÉG. D'OBSERVATIONS DE PÉRICARDITE. 891

d'ailleurs, si l'on croyait qu'il est besoin d'une semaine et plus pour que le produit pseudo-membraneux manifeste des efforts d'organisation : il tend réellement à s'organiser, immédiatement après sa séparation, sa précipitation de la matière séreuse ; mais cette tendance reste en quelque sorte sans effet bien marqué tant que persiste la période suppuratoire.

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