‹ Traitâe clinique des maladies du cœurChapitre 52 sur 125 · DE LINFLAMMATION DU TISSU ADIPEUX OU CELLULO-GRAISSEUX · texte numérisé non relu

DE LINFLAMMATION DU TISSU ADIPEUX OU CELLULO-GRAISSEUX

Il est assez probable que le tissu cellulo-graisseux du cœur, malgré le peu de développement de son appareil vasculaire, n'est pas entièrement à l'abri des atteintes d'une inflammation , soit aiguë, soit chronique ; mais j'avoue ne posséder aucune observation précise sur ce sujet, et tous ceux qui ont écrit avant moi sur les maladies du cœur ne sont pas plus avancés.

Il me semble, d'ailleurs, assez extraordinaire qu'on n'ait encore jamais constaté positivement l'existence de

cavités gauches on entendait trois bruits au lieu de deux (c'était le second bruit du cœur qui se partageait en deux , comme si le ventricule gauche se fût dilaté à deux reprises pour aspirer le sang de l'oreillette correspondante). — Dans l'état de repos , la malade se trouvait très bien.

Le 21 mai , cette malade rentre pour la troisième fois , atteinte d'un rhumatisme aigu, avec réaction fébrile très forte. A ce rhumatisme se joignit plus tard un épanchement, pleurélique droit. L'état de cette malheureuse nous paraissait presque désespéré; néanmoins, grâce à de petites saignées générales et locales, aux vésicatoires sur la poitrine, nous fûmes assez heureux pour la voir se rétablir dans le même état où elle se trouvait à sa seconde sortie. Il nous sembla même que la circulation s'opérait un peu plus librement à travers les orifices du cœur. Toutefois , un bruit de souffle persistait, et le cœur conservait un volume énorme (on observait encore trois battements et trois bruits). Pendant la systole, la région précordiale était fortement frappée par le cœur, et ce choc faisait entendre à l'oreille appliquée immédiatement sur la région indiquée un tintement argentin des plus marqués.

En janvier 1835, M. le docteur Lafère, alors pharmacien interne attaché à notre clinique, a eu occasion de voir la malade : son état est assez satisfaisant; toutefois, lorsqu'elle se livre à quelque exercice un peu fatigant, elle éprouve de fortes palpitations et de l'oppression.

Enfin, nous avons encore revu cette malade en 1840, offrant les mêmes signes d'une maladie organique du cœur. Le bruit de soufflet avait pris le caractère de piaulement.

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