‹ Traitâe clinique des maladies du cœurChapitre 51 sur 125 · Eli'- demande sa sortie · texte numérisé non relu

Eli'- demande sa sortie

OBSERV. i/EiNDOC. TEÏtMiJVJiE PA.fl LA GUÉRISON. 4*2 l

Les battements du cœur sont encore un peu forts. Les deux bruits sont clairs. Le souffle a entièrement cessé, ainsi que le frémissement cataire.

Réflexions. — Il est clair que les symptômes fournis par l'exploration du cœur dépendaient bien d'une lésion aiguë. Or, quelle autre maladie aiguë qu'une inflammation aurait pu donner lieu aux symptômes que nous avons indiqués? Celle inflammation avait, selon moi, son siège, non dans le péricarde, mais dans \\endocarde, c'est-à-dire dans la membrane interne du cœur, et spécialement dans la portion qui se déploie sur les valvules. Cette phlegmasie, cause principale de la force et de l'étendue des battements du cœur, a déterminé un gonflement plus ou moins considérable dans les valvules , en a gêné le jeu, el de ià le bruit de râpe ou de souffle^et le frémissement cataire. C'est à la complication dont il s'agit qu'il faut aussi rapporter le sentiment d'oppression et d'anxiété dont se plaignait la malade.

S'il existait réellement une péricardite en même temps que l'endocardite, elle n'étnit pas accompagnée d'un épanchement notable (1).

(1) Une nouvelle attaque de rhumatisme, accompagnée de violents battements du cœur, eut lieu huit jours environ après la sortie, et ne fut combattue par aucun traitement méthodique.

La malade rentra à l'hôpital, le 19 novembre, deux mois et demi environ après sa sortie. Le cœur se faisait sentir dans l'étendue de 4 à 5 pouces (112 à 140 mill.) verticalement, et de 5 à (I pouces (140 à 168 mill.) transversalement. Il existait un frémissement vibratoire, et un bruit de râpe très prononcé dans la région précordiale; plus tard, nous distinguâmes nettement d'abord trois, puis quatre bruits au lieu du double claquement normal. (Dans la partie de nos Prolégomènes relative aux bruits anormaux du cœur, nous avons indiqué d'une manière précise les trois et quatre bruits observés chez cette malade.) — A cette époque , il n'existait plus de douleurs dans les membres.

La poudre de digitale à l'intérieur et à l'extérieur (on en saupoudrait la surface d'un vésicatoire placé à la région précordiale), l'hydriodate de potasse et un régime sévère améliorèrent considérablement l'état de la malade. Elle avait repris un embonpoint assez marqué, lorsqu'elle sortit le 4 mai. Les battements du cœur étaient cependant encore très étendus, et dans les

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