‹ Traitâe clinique des maladies du cœurChapitre 8 sur 125 · Mort à 10 h. 1/2 du soir · texte numérisé non relu

Mort à 10 h. 1/2 du soir

Autopsie cadavérique, 1 2 heures après la mort.

i° Une livre environ (5oo gram.) d'une sérosité purulente et floconneuse dans la cavité droite de la plèvre; flocons albumineux et débris de fausses membranes molles sur toute la partie postérieure du poumon droit, lequel est hépatisé en grisa sa partie la plus inférieure, et hépalisé en rouge dans le reste de ses deux tiers postérieurs-inférieurs. Quelques flocons albumineux en arrière et à la base du

poumon gauche avec un peu de sérosité transparente dans la cavité pleurale correspondante ; engouement de ce poumon dans son tiers inférieur-postérieur.

2° 4 à 5 onces (120 à îôogram, ) de sérosité claire dans le péricarde. 4 la face antérieure du cœur, vers la base, plaque blanchâtre i encore molle, d'une étendue de 3 lignes ( 7 mill.) environ transversalement , et de 7 lignes (16 mill.) verticalement; cette plaque pouvait être facilement détachée du feuillet viscéral du péricarde.

Toutes les valvules du cœur étoient rouges, à part quelques points ou elles offraient une teinte blanche et un aspect nacré: la rougeur était plus vive sur les 'valvules gauches que sur les droites. Toutes les valvules, mais spécialement la mitrale , étaient épaissies, boursouflées en même temps que rouges. Les orifices étaient libres. U aorte offrait aussi , a V intérieur , une vive rougeur qui se propageait dans les artères iliaques et dans les crurales. Il n'existait aucune altération dite organique des artères ainsi colorées.

Aucun indice d'imbibition sanguine nulle part, le sujet ayant d'ailleurs été ouvert 12 heures seulement après sa mort , et la température de l'atmosphère n'étant pas très élevée.

OBSERVATION 75e.

Jeune homme de 22 ans. — Symptômes de bronchite capillaire générale avec pleuro-pneumonie bâtarde. — Plus tard, bruits du cœur étouffés, obscurs , voilés, avec fréquence considérable et persistante des battements de cet organe... — Mort. — Rougeur vive de tout l'endocarde, surtout aux valvules avec boursouflement de labicuspide; caillot adhérent, fibrineux, d'un blanc jaunâtre dans les cavités du cœur et dans les artères aorte et pulmonaire- — Point d'imbibition cadavérique. — Traces de bronchite générale et de pleuro-pneumonie.

Janriat, âgé de 22 ans, journalier, est entré à l'hôpital de la Charité (salle Saint-Jean-de-Dieu, n° i3) , le 6 juin 1837. Il se dit malade depuis dj'oivs.

Il est à Paris depuis deux mois. — La seule maladie qu'il

PREM. CATÉG. D'OBSERVATIONS d'eNDOCARDITE. 5o,

ait faite pendant son séjour dans celte ville est celle qui l'amène dans les salles de clinique.

Il y a 9 jours, un rhume dont le malade était affecté depuis déjà i5 jours s'est exaspéré : point de côté au niveau des fausses côtes gauches , augmentant par la toux et les fortes inspirations. Le malade dit ne pas avoir craché de sang.

Les deux premiers jours, il a éprouvé du dévoiement sans colique . et a été atteint de vomissements les deux jours qui ont précédé l'entrée.

Il lui arrive quelquefois de se refroidir quand il est en sueur.

Il n'a fait aucun traitement. — Les sept premiers jours, il a mangé, dit-il , comme à l'ordinaire , et a pris deux fois du vin chaud sucré.

6 juin. — Râle ronflant en avant des deux côtés ; en dehors, à gauche et en bas, râle muqueux devenant de plus en plus fin, à mesure qu'on ausculte plus bas, de manière à imiter le râle crépitant; — tout-à-fait en dehors et toujours à gauche, le bruit respiratoire est mêlé d'un frôlement pleural double ; la résonnance est un peu faible dans le tiers inférieur gauche , en dehors.

Douleur au niveau du sein gauche, augmentant par la toux et les fortes inspirations.

Les bruits du cœur sont sensiblement normaux ; le pouls esta 100, fort, développé, assez résistant, non redoublé, régulier; chaleur assez modérée ; la respiration est à 28-3a (il n'existe pas de crachats dans le crachoir du malade).

Le bas du visage est jaune, l'haleine aigrelette; soif augmentée; inappétence; bouche mauvaise ; ventre médiocrement développé; pas de gargouillement; pas de dévoiement. (Une selle solide hier soir.)

Faiblesse générale. (Le malade est venu en voiture à l'hôpital.)

Diagnostic. Bronchite générale et capillaire avec un peu de

plenro-pneiunonie gauche dans le tiers inférieur et externe , au premier degré.

PiiESCiUPTiON. Saignée 5 pal. matin; — saignée 3 pal. soir, et dans l' intervalle : ventouses, scarif. 2 pal. des deux côtés; catapl. après les vent.; infus. de viol, et guim. êdulc. avec sir. de gomm.; — solut. sir. de gros.; julep béch.; lav. émoll.; diète.

7. Le malade se trouve bien faible , mais ne sent aucune douleur. — Crachats muqueux. aplatis, cendrés, diffluents, flottant dans un liquide albumineux ; — sueurs cette nuit ;

— le pouls à 120, assez fort, pas notablement redoublé;

— la respiration est h 28-Ô2 , — sudamina dans la région des clavicules; — visage abattu; — les lèvres sèches ainsi que les narines ; — langue blanche au milieu, assez humide;

— ventre souple, bien conformé , sans douleur, ni gargouillement; — résonnance assez bonne en avant des deux côtés ; — à gauche , râle muqueux fin , surtout dans la région externe et un peu postérieure ; — résonnance assez bonne en arrière des deux côtés ; — râle muqueux si fin qu'il imite le râle sous-crépitant dans le tiers inférieur gauche.

Sang des saignées : ire saignée : caillot avec quelques vesliges de couenne, soutenant son poids, un peu glutineux; la sérosité est claire. — 2e saignée : en tout semblable à la première.

Sang des ventouses : rondelles assez consistantes , glutineuses.

Le pouls tombe à 104-108, peu après le commencement de la visite. {Vent. scar. en arr. 1 pal. chaque coté; infus. viol, et guim.; solut. sirop gom. ; julep bèchique avec sirop diacode 1 gros (3o gram.)', diète.)

8. — Expectoration presque nulle : le seul crachat qui existe est muqueux, adhérent au vase; — respiration libre ;

— le malade a bien dormi la nuit ; — pas de sueurs ; pouls à 1 1 2- 1 16 , un peu redoublé ; peau chaude et sèche; — la respiration à 02 ; — en avant, résonnance et respiration

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bonnes; — en arrière, résonnance assez bonne; râle muqueux 1res fin , imitant le râle sous-crépitant des deux côtés.

Les bruits du cœur sont un peu étouffés.

Rondelles des ventouses réunies en une masse un peu molle, mais légèrement glutineuses. {Vent. scar. en arr. des deux côtés 5 pal. ; julep avec oxjmel scillit. 1 6 grain.; le reste idem.)

9. — Crachats exhalant l'odeur spermatique, en quantité médiocre ; — peau chaude ; — pouls à 128, développé, dur; — a droite, râle muqueux à partir du sommet jusqu'à la base ; — a gauche, râle muqueux depuis la fosse sousépineuse jusqu'en bas; — résonnance faible à droite.

Sérosité des ventouses claire, jaune; — rondelles réunies en une masse assez glutineuse , sans couenne. [Saignée 3 pal.; vent. scar. en arr. 2 pal. (1 de chaque côté); catapl. en arr.)

10. — Crachats muqueux en petite quantité, exhalant toujours l'odeur spermatique ; — visage bon ; — la respiration paraît plus libre; — au toucher, la chaleur a beaucoup diminué (56° sur l'abdomen); — le pouls à 120.

Sérosité de la saignée en petite quantité ; — caillot glutineux; — rondelles des ventouses glutineuses, assez consistantes. [Vésicat. en arr. chaque côté.)

ii. — Crachats séro-muqueux ; — pouls à 1 24 ; — peau aride, sèclie.

12. — Mieux : nulle douleur ; — pouls à 124; — ■ crachats muqueux, en petite quantité ; — respiration à 5 2-06;

— langue rosée, humide.

1 5. — Chaleur de la peau modérée, moins de sécheresse ;

— pouls à ioo-io4; — respiration à 28-52.

14. — Nuit bonne; — peau sèclie et aride; — pouls toujours très fréquent. — Respiration accélérée ; — chaleur à 58°; — langue saburrale.

Bruits du cœur sourds , étouffés , avec tintement auriculométallique très fort. {Vèsicat. camp, à chaque mol/.)

i5. — Sueur du visage acide; — moiteur générale ; — pouls a 120; — langue recouverte d'une couché saburrale.

16. — Respiration à 52 ; — peau chaude , un peu sèche ; — pouls à 124. — Bruits du cœur les mêmes. {.Vent. scav. a la règ. précord. 2 pal.; vésicat. le soir sur la même rêg.)

1 7. — Chaleur moins forte ; — pas de sueur ; — pouls à 120. — Bruits du cœur toujours un peu obscurs; — le tintement auriculo-métallique a disparu. — Sérosité du sang des ventouses non rougie ; — rondelles réunies en une masse assez consistante , sans couenne. {Panser le vésicat. avec 5 dècigr. dégitale en poudre.)

18. — Ni toux, ni expectoration. — Le malade a dormi Un peu cette nuit. — Bruits du cœur un peu durs, obscurs. (1 bouill.)

iq. — Dévoiement (5 selles hier); pouls à 128; battements du cœur forts avec un peu d'âpreté dans les bruits ; développement d'un érysipèle au bras droit. ( 1 bouillon; 1 tasse de lait coupé. )

20. — Le malade répond à peine aux questions; abattement considérable.

21. — Prostration considérable; l'érysipèle descend jusqu'au poignet droit. (Fésicat. camp, aux moll. )

22. — Toujours dévoiement avec selles involontaires; grande stupeur ; tremblotement des tendons des muscles fléchisseurs de l'avant-bras; pouls à 120-124, filiforme; respiration à 4o ; langue tremblotante , ainsi que les muscles du visage.

Mort le jour même à midi et demi.

Autopsie cadavérique , 22 heures après la mort.

Organ. respirât. — Sérosité sanguinolente épanchée dans le côté gauche de la poitrine (2 cuillerées environ) ; Quelques adhérences à la base du poumon gauche, dont le lobe supérieur est Un peU emphysémateux et etlgoué ; le poumon droit est recouvert de quelques fausses membranes déjà organisées en tissu cellulaire ; il est hépatisé au deuxième degré à sa base.

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Les bronches droites et gauches sont notablement dilatées, et laissent écouler, lorsqu'on les incise, de la matière purulente; elles présentent une rougeur violacée d'autant plus foncée qu'on approche davantage de leurs extrémités ; les ganglions bronchiques sont très volumineux et un peu ramollis (quelques uns sont d'un gris noirâtre).

Organ. circulai. — Li 'artère pulmonaire , le ventricule droit et V oreillette correspondante, contiennent un caillot adhérent , fibrineux , de formation évidemment antérieure à la mort, d'un jaune ambré. L'origine de l'artère pulmonaire présente une rougeur vive^ plus foncée encore sur les valvules, d'où elle s'étend dans le ventricule droit, sur la valvule tricuspide (celle-ci est d'un rouge très prononcé'); cette rougeur occupe aussi toute l'étendue de l'oreillette droite.

Caillot décoloré, fibrineux , dans l'aorte et le ventricule gauche, se réfléchi s s ont autour de la valvule bicuspide; vive rougeur distribuée par rubans dans l'aorte, rougeur qui , sur les valvules sigmoïdes, est si vive qu'elle rappelle le rouge de feu; la rougeur s'étend à la valvule bicuspide , laquelle présente Uh léger boursouflement de ses lames, et une teinte opaline eh quelques points.

La rougeur dé l'aorte ascendante s'étend par bandes dans toute la longueur de l'aorte thoracique. — On ne la rencontre plus dans l'aorte abdominale, ni dans les branches qu'elle fournit.

Nulle part il n'existe la moindre trace d'imbibitiorï cadavérique.

OBSERVATION 76e.

Femme d'environ 20 ans. — Tuberculisation des poumons, surtout du gauche. — Tout-à-eoup , sentiment de douleur et d'anxiété dans la région du sein gauche, oppression extrême, palpitement du cœur, bruits valvuiaires obscurs, remplacés par un bruit de froissement léger; pouls petit, misérable ; pâleur et lividité du visage. — Mort le quatrième jour après les accidents. — Traces d'une ancienne péricardite (adhérences fibreuses très résistantes). — Traces d'une ancienne endocardite valvulaire. — Concrétions récentes, comme pseudo-membraneuses , dans les cavités du cœur. — Rougeur des valvules aortiques. — Tubercules disséminés et excavations tuberculeuses dans les poumons.

Une jeune femme , d'une vingtaine d'années, était entrée dans le service clinique pour une tuberculisation pulmonaire au troisième degré. Elle était dans un état de demimarasme. Elle ne paraissait pas encore arrivée vers le terme fatal, lorsque, dans les derniers jours de décembre î834, elle fut prise tout-à-coup d'un étouffement et d'une anxiété extrêmes, avec sentiment de douleur et d'oppression dans la région précordiale et au-dessus du sein. (C'est du côté gauche que nous avions constaté la principale caverne, vers la région axillaire.)

La respiration était à (>o par minute ; le pouls petit, misérable , «à 1 2o-i5o. Il existait une matité très étendue dans la région précordiale, matité qui se confondait en haut avec celle due à la tuberculisation pulmonaire.

L'exploration des bruits du cœur était difficile , en raison de la fréquence de la respiration, dont le murmure se mêlait à ces bruits. (Le besoin de respirer était tel , que la malade ne pouvait retenir sa respiration pendant quelques secondes.) Nous constatâmes cependant que les bruits du cœur étaient très obscurs, étouffés, et comme remplacés par une sorte de murmure ou de faible froissement. L'impulsion du cœur était médiocre, malgré l'état de palpitement continuel; ses battements étaient réguliers comme ceux du pouls.

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Face pâle , livide, profondément allérée.

i\ous fîmes appliquer des ventouses scarifiées, puis un vésicat ire. Tout fui inutile , etla malade succomba le quatrième jour après le début des accidents surajoutés aux symptômes de la tuberculisation (5o décembre). L'auscultation pratiquée chaque jour nous fournit les mêmes résultats : le pouls resta petit et misérable ; le visage toujours anxié , pâle , blême ; les lèvres un peu violacées.

Autopsie cadavérique, 12 heures environ après la mort.

Cœur énorme pour une phlhisique , double du poing du sujet. Le volume du cœur tenait à la fois à la distension de cet organe par une grande quantité de sang coagulé , et à l'hypertrophie. A gauche, le péricarde adhérait étroitement à la plèvre pulmonaire, et celle-ci à la plèvre costale. Ces adhérences étaient anciennes, plutôt fibreuses que celluleuses. Aucune trace de pleurésie ou de péricardite aiguës.

La portion du cœur non recouverte par les poumons avait la largeur de la paume de la main. Dans la région externe et postérieure des cavités gauches , le péricarde cardiaque adhérait par un tissu fibreux très résistant au péricarde pariétal. Sur les cavités droites, le péricarde était libre, parsemé de taches laiteuses, fausses membranes anciennes qui s'enlevaient facilement avec la pince. Il y avait peu de sérosité dans celte portion du péricarde.

Le sang contenu dans les cavités droites consistait en un énorme caillot blanc, évidemment formé avant la mort, tout-à-fait semblable à de la chair décolorée, à la couenne dite inflammatoire , ou bien encore aux lames du coagulum d'un sac anévrismal. Il distendait le ventricule et l'oreillette, et se prolongeait dans l'artère pulmonaire et la veinecave. Des portions du caillot étaient intriquées dans les colonnes charnues et dans les tendons valvulaires : là, il formait de petites concrétions arrondies, friables, et un peu moins pâles qu'ailleurs. Nulle rougeur de la membrane interne des cavités droites.

Les trois lames de la valvule tricuspide sont très notablement hypertrophiées, et, à leur bord libre, existent plusieurs petites granulations fibro-cartilagineuses , criant sous le scalpel. La valvule n'était pas déformée, et pouvait fermer son orifice. Hypertrophie médiocre du ventricule droit , qui est dilaté.

Le sang contenu dans les cavités gauches était aussi concrète et décoloré; les caillots ne remplissaient pas complètement ces cavités, et paraissaient moins anciens que ceux des cavités droites. La valvule bicuspide était hypertrophiée et fibro-cartilaginisée à son bord libre, comme la tricuspide. Cette valvule n'était pas non plus déformée , et pouvait fermer son orifice. — Hypertrophie médiocre du ventricule gauche avec dilatation.

Valvules aorliques un peu épaissies, mais bien conformées, rouges. Point de rougeur de la membrane interne des cavités gauches ni de celle de l'aorte.

Tubercules disséminés, cavernes dans les poumons, et surtout à gauche.

Réflexions. — Dans ce cas, nous voyons une affection aiguë du cœur entée sur une affection ancienne, savoir: l'épaississement des valvules, l'adhérence fibreuse du péricarde , etc.

Nous avons cru devoir désigner sous le titre d'endocardite l'affection aiguë qui a précipité la fin de cette malade. En effet, les accidents survenus tout-à-coup dans les derniers jours ne pouvaient réellement être attribués qu'à une pleuro-péricardite ou à une endocardite aiguë. Or, nous n'avons trouvé aucun indice , aucun vestige de pleurésie ni de péricardite récente. Ce n'est donc qu'à l'endocardite que nous pouvons rattacher les accidents dont il s'agit. La formation d'énormes concrétions adhérentes, entortillées autour des tendons et des lames valvulaires , le prolongement de ces concrétions dans les gros vaisseaux, voilà une circonstance qui nous explique plusieurs des phénomènes

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observés, tels que la petitesse extrême du pouls, la pâleur, la tendance aux lipothymies, à la suffocation et l'anxiété. Dira-t-on que les concrétions du cœur n'étaient pas l'effet d'une endocardite? Je me suis fait bien souvent moi-même cette objection, soit à l'occasion de ce fait , soit à l'occasion de faits analogues. Or, après avoir bien pesé cette objection, j'ai pensé qu'elle était plus spécieuse que solide. Sans doute il est un grand nombre de cas où des concrétions sanguines du cœur sont indépendantes d'une endocardite; mais lorsque , chez un individu qui a présenté des symptômes tels que ceux offerts par cette malade, on rencontre des concrétions évidemment formées avant la mort, décolorées, adhérentes, à demi organisées, analogues à de fausses membranes pelotonnées ou à la couenne inflammatoire, avec rougeur des valvules, n'est-il pas infiniment probable, pour ne pas dire certain, qu'elles ont été l'effet d'une endocardite ?

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