NÉVRALGIES DU COEUR
«/Z est assez commun, dit avec raison Laënnec, de rencontrer des personnes qui éprouvent constamment ou par in- : teivalle des douleurs analogues à celles du rhumatisme et des névralgies, dont elles rapportent le siège au cœur, et qui sont prises à tort par les malades , et quelquefois même par les mé- t dccins , pour des signes d'une affection organique. » Laënnec rattache ces douleurs aux névralgies du cœur. J'avoue qu'il ne me paraît pas démontré que les douleurs dont il s'agit1 siègent bien réellement dans le cœur lui-même, organe nui, à l'état normal, ne paraît jouir d'aucune sensibilité' animale (Bichat). Mais je n'en partage pas moins l'opinion <le Laënnec sur la nature névralgique de ces douleurs,
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qui me semblent résider dans les nerfs phréniques et intercostaux. Je ne prétends pas, d'ailleurs, que les nerfs du cœur eux-mêmes ne puissent participer à la lésion des nerfs respirateurs; je pense seulement que cette lésion se révèle alors par des troubles dans les mouvements du cœur, accompagnés de ce malaise intérieur indéfinissable nui précède souvent les défaillances ou les lypothymies.
L'affection névralgique peut se propager aux nerfs qui s'anastomosent avec le nerf phrénique et les intercostaux, tels que le pneumogastrique, les plexus brachial et cervical, etc. Il est extrêmement probable que certains cas A' asthme nerveux et de la maladie désignée sous le nom d'angine de poitrine, appartiennent à l'affection névralgique qui nous occupe ici. Pour distinguer entre eux les cas où ces affections sont simples de ceux où elles coïncident avec les lésions organiques du cœur, il suffit de bien connaître les signes positifs de ces dernières, tels que nous les avons longuement exposés dans le cours de cet ouvrage. En effet, les signes dont il s'agit manquent dans les cas où les troubles de la circulation et de la respiration dépendent d'une affection purement nerveuse ou névralgique des organes de ces fonctions.
ARTICLE TROISIEME