‹ Traitâe clinique des maladies du cœurChapitre 98 sur 125 · RÉTRÉCISSEMENT DES CAVITÉS ET DES ORIFICES DU COEUR · texte numérisé non relu

RÉTRÉCISSEMENT DES CAVITÉS ET DES ORIFICES DU COEUR

î, Nous avons vu, en traitant de l'hypertrophie du cœur.

que l'épaississement de sa membrane interne, et surtout celui de ses colonnes charnues ou de ses couches musculaires profondes, constituait une cause de rétrécissement des cavités de cet organe. Nous avons vu également que l'atrophie pure et simple du cœur comptait au nombre de ses caractères anatomiques une diminution de la capacité des cavités , et nous avons indiqué quels étaient les effets de ce rétrécissement, que nous devons nous borner à signaler ici.

Les autres causes qui peuvent donner lieu au rétrécissement des cavités du cœur sont une compression exercée par une tumeur, un épanchement , etc., sur cet organe , la présence de concrétions sanguines, soit récentes encore, soit anciennes et organisées. Or , dans ces cas , comme dans l'atrophie et l'hypertrophie concentrique , le rétrécissement n'est pour ainsi dire qu'un accident, un effet d'une autre maladie.

Considéré en lui même , et abstraction faite de sa cause, le rétrécissement des cavités du cœur, quand il est porté assez loin, constitue un obstacle mécanique à la circulation, et peut déterminer les divers accidents qui accompagnent tout obstacle de ce genre, tels que des congestions veineuses, des collections séreuses, etc. Si le rétrécissement occupe le ventricule gauche, il en résulte une petitesse du pouls, comme dans le cas de rétrécissement de l'orifice aortique.

Le rétrécissement des cavités du cœur n'est par lui-même la source d'aucune indication de quelque importance. Il faut combattre la maladie dont il est l'effet, et laisser ensuite à la nature le soin de faire le reste ; car s'il est donné à l'art de dilater mécaniquement une foule d'au 1res organes, il n'en est pas de même quand il s'agit du cœur.

II. Le rétrécissement des orifices du cœur se produit dans des conditions essentiellement les mêmes que celles dont nous avons parlé à l'occasion du rétrécissement des cavités

de cet organe. L'espèce de rétrécissement des orifices du cœur la plus commune et la plus importante à connaître est celle qui accompagne l'épaississement, l'induration, elc. des valvules. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous en avons dit, en traitant de ces lésions organiques, considérées comme une terminaison de l'endocardite valvulaire chronique.

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