‹ Traitâe d'hygiáeneChapitre 121 sur 160 · TRAVAIL DES FONDERIES · texte numérisé non relu

TRAVAIL DES FONDERIES

cataracte avait les caractères de la cataracte des jeunes gens, mais elle frappait surtout l'œil gauche, le plus exposé au feu. Faut-il invoquer, pour expliquer ce trouble dénutrition, Faction de certains rayons chimiques, les efforts exagérés d'accommodation, l'état constitutionnel, arthritisme, goutte, diabète, troubles humoraux produits par la sudation excessive ? Il est probable que ces diverses causes s'associent.

PROPHYLAXIE DES ACCIDEN TS DES VERRERIES. — L hygiène des verriers s'est améliorée par la substitution au soufflage par la bouche du soufflage mécanique. Dès 1821, on avait adapté à la canne à souffler un piston. Inventé par un ouvrier d'une cristallerie de Baccarat, ce piston, dit piston Robinet, est encore assez employé. Depuis, MM. Appert frères (deClichy)ont utilisé l'air comprimé dans le façonnage du verre. L'air est comprimé par le moteur de l'usine dans deux cylindres métalliques; il est dirigé ensuite dans des réservoirs en acier, d'où il va dans des canalisations en plomb qui servent pour apporter directement l'air destiné aux grandes pièces, ou dans des cylindres détenteurs permettant d'en régler la pression en raison du travail par moyen d'un régulateur automatique. Par là, on évite les multiples dangers du soufflage à la bouche, qui abrégeait tant la vie des verriers, accidents au nombre desquels il faut ranger, outre l'emphysème et les hernies, la syphilis buccale propagée par un instrument contaminé.

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