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Industriels.
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Agricoles.
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lnfluenza
Fièvre rhumatismale
Goutte
Cancer
Tuberculose pulmonaire
Maladies du système nerveux
— — circulatoire......
— — respiratoire
— — du foie
Autres maladies des organes digestifs.
Maladies du système urinaire
Suicides
Causes diverses i
Parmi les causes de décès, la tuberculose pulmonaire et les maladies du système respiratoire (1) sont celles qui frappent le plus la population active de Londres et celle des districts industriels. A Londres, la part de ces deux causes est presque égale, tandis que la tuberculose frappe moins les districts industriels que Londres, mais les affections des voies respiratoires les ravagent davantage. Dans les districts agricoles, la mortalité par tuberculose pulmonaire est moins que moitié de celle de Londres et la mortalité par maladie des voies respiratoires est encore moindre.
Sur une population d'âge type, ces deux catégories de décès fournissent ensemble presque la moitié de tous les décès réunis à Londres et dans les districts industriels (48 p. 100 et 47 p. 100); ils produisent un peu moins dans l'ensemble de la population masculine active (43 p. 100) et dans les districts agricoles (36 p. 100).
Dans les districts industriels, il n'est pas une des causes de décès qui fournisse moins que dans l'ensemble de la population, et à
(1) Par maladies du système respiratoire, on entend le groupe de toutes les maladies de ce genre autres que la tubrculose.
Londres il n'y en a que deux (accidents et diverses). Dans les districts agricoles, toutes les causes fournissent moins que dans l'ensemble de la population. A Londres, les excès de mortalité dus à l'alcoolisme, à la goutte, au cancer, à la tuberculose, aux maladies des systèmes respiratoire et urinaire et aux suicides sont plus grands que l'excès du à l'ensemble des causes. Dans les districts industriels, l'excès dû à l'ensemble des causes n'est dépassé que par celui qui se rapporte aux maladies des systèmes nerveux et respiratoire. Dans les districts agricoles, les nombres de décès par alcoolisme et maladies des systèmes nerveux et respiratoire sont à peu près la moitié de ce qu'ils sont dans l'ensemble, et les nombres de décès par tuberculose sont de 7 p. 100 inférieurs : par toutes causes réunies, ils sont moindres de 28 p. 100.
En comparant aux autres causes de décès, la tuberculose pulmonaire et le groupe des autres maladies des voies respiratoires réunies, il ne faut pas oublier qu'il y a quelques erreurs systématiques à craindre dans l'attribution des décès à l'une ou à l'autre de ces causes. Si quelques médecins ont tendance à transformer les tuberculoses en bronchite chronique par égard pour les familles, il arrive au contraire, dans les milieux populaires ou campagnards, que la déclaration est simplement faite par la famille ou par les voisins et, dans ce cas, l'on déclare comme morts « de la poitrine », c'est-àdire de tuberculose pulmonaire, toute personne dont la mort a été accompagnée de toux, de crachats ou de difficulté à respirer.
En résumé, on voit, comme on s'y attendait, que la population d'une grande ville meurt beaucoup plus vite que celle d'un ensemble de régions agricoles. Mais on voit aussi qu'un ensemble de régions spécialement industrielles est frappé encore plus durement par la mort que cette grande ville déjà si éprouvée, et, parmi les causes de décès, le groupe formé par toutes les maladies de poitrine, tuberculose comprise, laisse bien derrière lui toutes les autres maladies, puisque, dans la grande ville comme dans les régions industrielles, il fournit à lui seul près de la moitié des décès.