DE LA FISSIPARITÊ TRANSVERSALE
en une masse homogène, comme chez lesTïichomycètes et les Conferves , les animalcules infusoires et les Polypes. Elle se voit aussi dans d'autres cas où il y a des organes particuliers, mais uniformément étendus le long du corps , de manière que chaque segment longitudinal en renferme une part égale ; par exemple, chez les plantes phanérogames, où les vaisseaux qui charrient le suc nourricier s'étendent par tout le corps , parallèlement les uns aux autres, et sont partout entourés de tissu cellulaire , qui organise et désorganise le liquide ; de même aussi chez les Vers cestoïdes et les Annélides, où le canal alimentaire parcourt la longueur entière du corps , sous la forme d'un sac simple , tandis que le liquide en exsude pour passer en partie dans le tissu cellulaire , en partie dans les veines intestinales , et que les vaisseaux et nerfs marchent parallèlement au canal alimentaire , en s' anastomosant entre eux (1).
2° Il n'y a que quelques Infusoires, notamment les Paramécies , chez lesquels la scission s'effectue de telle manière que les individus qui en proviennent aient une direction opposée , soient tournés en sens inverse , et tiennent l'un à l'autre par leurs extrémités postérieures. Partout ailleurs ils sont placés dans la même direction, les uns derrière les autres, de sorte qu'ils se tiennent d'abord non par leurs extrémités homogènes, mais parleurs extrémités hétérogènes, c'est-à-dire que le bout anal d'un individu fait suite au bout oral de l'autre.
3° La scission transversale est le point de la série deS formes de la génération où , pour la première fois , commencé à se prononcer l'antagonisme d'un organisme maternel et d'un organisme enfantin. En effet , le corps organique n'ayant pas la même organisation ni la même vitalité dans sa longueur, mais le développement en long étant un caractère essentiel de la scission transversale, il suit de là que, dans cette forme de la génération , les deux individus , immédiatement après la division, ne sont point égaux l'un à l'autre ; l'un , plus gros, et complètement développé , paraît comme souche ou mère , tandis que l'autre , moins gros , ne se développe complètement
(I) Sehweigger , lac. cit., p. 53.