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CHAPITRE II

De la Bigènie.

§ 46. Dans la Digénie {gêner atio digenea) , la propagation ne peut se faire sans le concours de deux substances génératrices. L'une est l'œuf, dans lequel naît le fruit; l'autre est le sperme, qui, par son intervention, détermine la formation de l'œuf , ou le féconde. L'être qui procrée se trouve donc ici partagé en deux , ou , pour employer d'autres termes , il s'est développé en deux moitiés antagonistes , qu'on désigne sous le nom de sexes (sexus).

En limitant ainsi l'idée de sexe à cet antagonisme dans les rôles relatifs à la génération , nous excluons d'autres idées qu'on a coutume d'exprimer également par ce mot, savoir :

lo V espèce ( species ) , ou la collection des êtres organiques qui se ressemblent essentiellement sous le point de vue de la génération , et qui se propagent en s'accouplant ensemble.

2° Le genre (genus) , ou l'ensemble de plusieurs espèces , qui se rapprochent beaucoup les unes des autres sous le rapport de l'organisation , ou qui possèdent essentiellement en commun plusieurs caractères particuliers.

3° La race (stirps) , ou la série des individus qui procèdent d'un ou deux individus.

4° La génération , ou l'ensemble des individus d'une race qui sont à un égal rapprochement ou à une égale distance de leurs premiers parens.

Enfin nous appelons portée la somme des fruits qui , à part quelques légères différences, sont procréés simultanément par un individu femelle , et aussi la période de temps em-

(4) Meyer , Die Entwickeluntj , etc., p. 30.

(*) Voyez , à ce sujet , les ingénieuses remarques de Raspail sur la théorie de la formation du liège. (Nouv. syst. de phys, vùgêt., Paris 1837, 1. 1, p. 4.06.)

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