DES TESTICULES PROPREMENT DITS
Vue de donner à entendre que l'ensemble des êtres doués de la vie constitue un tout vivant , que les diverses espèces de ces êtres ne sont redevables de leur nature particulière qu'au rang qu'elles occupent dans le tout, qu'en leur qualité de parties d'un tout, elles n'acquièrent une véritable signification qu'autant qu'on les considère dans leurs rapports avec l'ensemble, enfin que la connexion existante entre elles et tous les êtres leur procure, avec ceux qui se rapprochent le plus d'elles , une affinité en vertu de laquelle toutes se ressemblent eu égard aux formes de leur organisation , alors même que ces formes n'auraient point un but particulier dans l'intérêt de leur existence propre. Mais nous ne pourrons apprécier l'exactitude de ces vues qu'après avoir réuni d'autres faits qui s'y rattachent. Au point où nous en sommes actuellement, il ne nous est permis que déposer une seule question, celle de savoir si ces organes mâles, quoiqu'ils ne puissent agir par la formation d'un véritable sperme fécondant, ne possèdent pas l'aptitude à féconder d'une autre manière. Or, assurément on conçoit la possibilité que la production des paraphyses et des fausses anthères , ou les formations auxquelles ces organes président , fassent perdre ou acquérir certains principes au suc général de la plante , ou en général lui impriment une modification telle qu'il devienne susceptible de se développer en spores ou œufs fertiles dans les sporanges ou les ovaires , ou que la vie de ces organes générateurs femelles soit portée jusqu'au degré de l'activité génératrice par la présence vivante d'organes masculins.