‹ Traitâe de physiologie considâerâee comme science d'observationChapitre 55 sur 120 · S DES TESTICULES PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

S DES TESTICULES PROPREMENT DITS

même sécrète. Il y aurait plus de vraisemblance à comparer chaque grain de pollen au testicule des animaux , et le sue qu il renferme au sperme animal. Cependant beaucoup de difficultés s'élèvent contre ce rapprochement. Voici à peu près ce qu'il nous est permis jusqu'à présent d'établir en toute assurance.

1° V anthère complète se compose de deux bourses {thecœ), situées l'une à côté de l'autre , dont chacune est ordinairement partagée par une cloison en une loge antérieure et une loge postérieure. Chaque loge est primitivement remplie d'un tissu cellulaire, qui diffère de celui dont les paroisse l'anthère sont entourées par l'ampleur plus considérable de ses cellules, et qui plus tard se détache tout-à-fait , de manière qu'il devient libre comme un noyau dans la loge anthérale. Au milieu et aux dépens du contenu, en partie liquide et en partie granuleux, de ces cellules, se forment de nouvelles cellules, la plupart du temps au nombre de quatre , plus rarement de huit ou de seize , qui n'ont point de connexions organiques avec la paroi de la cellule mère. Elles tiennent les unes aux autres de différentes manières , mais le plus souvent de telle sorte qu'elles sont disposées comme les angles d'un tétraèdre, ce qui fait que leur ensemble se rapproche fréquemment de la forme d'une sphère. Pendant qu'elles se développent, travail au milieu duquel il leur arrive en général de se séparer et de changer considérablement de forme , les cellules mères subissent peu à peu une destruction complète. Tantôt elles disparaissent tout-à-fait , tantôt il n'en reste plus que quelques fibres isolées dans la loge anthérale, qui se trouve alors pleine de ces grains libres auxquels nous donnons le nom de pollen.

2° Mais , vers cette époque , les grains polliniques euxmêmes ont cessé d'être de simples cellules : ce sont des organes d'une structure complexe , quoique leur petitesse fasse qu'ils ne paraissent que comme de la poussière à l'œil non armé d'un microscope. Effectivement, à un petit nombre d'exceptions près, ils se composent de deux membranes contenues l'une dans l'autre , dont la cavité intérieure renferme un suc mêlé de granulations, qu'on appelle fovilla. Nous croyons pouvoir passer ici sous silence les cas rares dans lesquels la

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